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En l'absence d'accord sur le plan de relance, le sommet européen se poursuit

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président français Emmanuel Macron échangent avant la reprise du sommet européen à Bruxelles, le 18 juillet 2020.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président français Emmanuel Macron échangent avant la reprise du sommet européen à Bruxelles, le 18 juillet 2020. © Francisco Seco, AFP
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 Après deux jours d'âpres négociations, les 27 dirigeants européens se retrouvent à nouveau à Bruxelles dimanche afin de surmonter leurs profondes divergences sur le plan de relance de l'UE lié à la crise du coronavirus.

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Depuis vendredi, les "frugaux" résistent. Les Pays-Bas et leurs alliés ne cèdent pas aux appels de l'Allemagne et de la France qui tentent, sans succès, de les infléchir pour la signature d'un plan de relance qui bénéficieraient aux pays les plus touchés par la pandémie, Espagne et Italie en tête. Face à l'absence de compromis, les 27 vont jouer les prolongations, le 19 juillet, et tenter encore une fois de parvenir à un accord. 

Sur la table des négociations, un fonds constitué par une capacité d'emprunt de 750 milliards d'euros, adossé au budget à long terme de l'UE (2021-2027) de 1 074 milliards d'euros. L'unanimité des 27 Etats membres étant requise, un compromis est particulièrement difficile.

"Malgré des concessions, le chemin risque d'être encore long", confirme Alix Le Boudon, correspondante de France 24 à Bruxelles. Elle précise que les discussions vont se poursuivre lors de "séances en plénière" et de "face-à-face.

"Le chemin semble encore assez long" avant un accord des 27 sur le plan de relance

La France et l'Allemagne ne ménagent pas leurs efforts 

La chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays assure la présidence de l'Union depuis le 1er juillet, et le président français Emmanuel Macron n'ont pas ménagé leurs efforts pour l'adoption de ce plan, rendu d'autant plus urgent que l'Europe est menacée d'une récession historique.

Après un dîner samedi, le président du Conseil, chef d'orchestre du sommet, Charles Michel a réuni le président français, la chancelière allemande, les dirigeants des quatre "frugaux" (Pays-Bas, Autriche, Danemark et Suède) auxquels s'est joint celui de la Finlande. 

"Cette réunion a été très dure", ont indiqué deux sources européennes. Mme Merkel et M. Macron ont fini par quitter la réunion pour un entretien dans leur hôtel avec le dirigeant italien Giuseppe Conte, selon une source diplomatique. La chancelière et le président français retrouveront  Charles Michel dimanche matin pour décider de la marche à suivre, a-t-on indiqué de source diplomatique. 

En option, la modification des répartitions

"Il est difficile de savoir sur quels leviers va pouvoir jouer Charles Michel pour convaincre les sceptiques", s'interroge Alix Le Bourdon. Samedi, le président du Conseil a déjà fait trois nouvelles propositions, principalement des concessions faites aux "frugaux".

D'abord, l'augmentation des rabais dont ces pays profitent, une sorte de cadeau qui fait baisser leur contribution nationale au budget européen.  Mais pour l'Autriche, ce n'est toujours pas assez. "Les rabais pour l'Autriche ont été augmentés. Ce n'est pas tout à fait suffisant, nous voulons un peu plus. Mais la direction est bonne", a déclaré Sebastian Kurz, le chancelier autrichien.

Le Président du conseil propose aussi de modifier la répartition entre les subventions et les prêts, les "frugaux" préférant les prêts aux subventions. Le nouveau plan prévoit toujours un montant de 750 milliards d'euros mais avec des fonds composés de 300 milliards de prêts et 450 milliards de subventions (contre un ratio 250-500 au départ). Paris et Berlin ont néanmoins refusé de baisser les subventions sous le montant de 400 milliards.

La dernière concession porte sur la gouvernance de ce plan de relance. Les pays frugaux exigent de pouvoir suspendre les versements s'ils estiment que l'argent est employé à mauvais escient par les pays du sud. Le président du Conseil évoque un mécanisme qui permettrait à tout État qui a des doutes sur l'utilisation de cet argent de convoquer un débat devant le conseil européen. Mais les Etats du sud craignent que cela ne les oblige à se soumettre à un programme de réformes (marché du travail, retraites...) imposé. 

Charles Michel devrait faire une nouvelle proposition dimanche, après les entretiens menés dans la nuit.

Avec AFP 

 

 

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