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L'Iran suspend l'exécution de trois manifestants de novembre 2019 condamnés à mort

L'avocat iranien de Amirhossein Moradi, l'un des trois condamnés à mort après les manifestations de novembre 2019, dans son bureau de Téhéran, le 19 juillet 2020.
L'avocat iranien de Amirhossein Moradi, l'un des trois condamnés à mort après les manifestations de novembre 2019, dans son bureau de Téhéran, le 19 juillet 2020. © Atta Kenare, AFP
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Téhéran a suspendu l'exécution de trois personnes impliquées dans les manifestations de novembre 2019 et condamnées à mort. L'annonce de la confirmation du verdict mardi avait suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux.

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Les Iraniens poussent un "ouf" de soulagement. Les autorités iraniennes ont suspendu l'exécution de trois personnes impliquées dans les manifestations de novembre 2019 et condamnées à mort, a déclaré dimanche 19 juillet à l'AFP un avocat des accusés.

"Nous avons transmis une demande (pour un nouveau procès) à la Cour suprême et elle l'a acceptée. Nous espérons que le verdict sera annulé", a déclaré au téléphone Me Babak Paknia.

L'Autorité judiciaire avait annoncé mardi la confirmation de la peine de mort pour ces trois personnes, affirmant que des preuves avaient été trouvées sur leurs téléphones selon lesquelles elles avaient incendié des banques, des bus et des bâtiments publics lors de ces manifestations.

>> À lire sur les Observateurs : Iran : des militants prorégime réclament la peine de mort pour des manifestants... avec de fausses vidéos

Selon les journaux iraniens, les trois condamnés à mort sont Amirhossein Moradi, 26 ans, vendeur de téléphones portables, Saïd Tamdjidi, un étudiant de 28 ans, et Mohammad Radjabi, 26 ans.

"Nous espérons vraiment que la peine (de mort) sera annulée, étant donné que l'un des juges de la Cour suprême s'est déjà opposé au verdict", a écrit la défense des accusés dans un communiqué publié dimanche par l'agence officielle Irna.

"Procédures extraordinaires"

L'annonce de la confirmation du verdict a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et nombreux internautes ont appelé à l'arrêt de l'exécution en utilisant le hashtag "NePasExecuter" notamment sur Twitter et Instagram.

Le porte-parole du système judiciaire Gholamhossein Esmaïli avait indiqué mardi que le verdict pouvait encore changer en raison de "procédures extraordinaires", soulignant une clause légale qui pourrait déclencher un nouveau procès si le chef de la Justice le jugeait nécessaire.

Un mouvement de contestation avait éclaté dans le pays le 15 novembre 2019 dès l'annonce d'une forte hausse du prix de l'essence, en pleine crise économique, et avait touché une centaine de villes.

L'organisation de défense des droits  humains Amnesty International, basée à Londres, a estimé à 304 le nombre de morts tandis qu'un groupe d'experts indépendants travaillant pour l'ONU a estimé que le bilan pourrait être supérieur à 400 morts (dont 12 enfants).

Les autorités iraniennes ont elles parlé de 230 personnes tuées dans ces émeutes.

Selon les États-Unis, la répression des manifestations de novembre a fait plus de 1 000 morts.

Avec AFP

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