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Coronavirus: pause dans les tractations à Bruxelles, masques obligatoires en France

Le président français Emmanuel Macron quitte la session de négociations à Bruxelles le 20 juillet 2020
Le président français Emmanuel Macron quitte la session de négociations à Bruxelles le 20 juillet 2020 Olivier Matthys POOL/AFP
5 mn
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Bruxelles (AFP)

Malgré une nuit de tractations intenses, les dirigeants européens étaient toujours en quête lundi d'un compromis sur la réponse économique à apporter à l'épidémie de coronavirus dont la progression a conduit la France à rendre le masque obligatoire dans les lieux publics clos.

Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement, qui ont multiplié les échanges depuis vendredi dans un climat empreint parfois d'exaspération, ont convenu à l'aube de faire une pause avant de se retrouver pour une nouvelle session plenière à 16H00 (14H00 GMT).

La partie s'annonce toutefois toujours aussi délicate tant les positions restent apparemment tranchées, notamment sur la question de la répartition des 750 milliards d'euros du plan de relance qui doit permettre aux économies européennes éprouvées par l'épidémie de retrouver quelques couleurs.

Les Etats dits "frugaux" (Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark), auxquels s'est associée la Finlande, qui préfèrent les prêts aux subventions, se heurtent au reste du bloc, avec Paris et Berlin en tête hostiles à tout accord qui réduirait la part des subventions, symboles à leurs yeux de la solidarité européenne.

Signe des vifs désaccords entre les deux camps, le président français Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table dans la nuit pour dénoncer la mauvaise volonté des Etats "frugaux", selon plusieurs délégations.

- Plus de 600.000 morts -

Sur le terrain, le Covid-19, qui est apparu en Chine en décembre et qui a contaminé plus de 14 millions de personnes dans le monde, continue de se propager ou reprend dans de très nombreux pays.

Selon un bilan établi dimanche par l'AFP, la pandémie a fait au moins 601.822 morts depuis fin décembre. Le nombre de décès a doublé en un peu plus de deux mois et plus de 100.000 morts ont été enregistrés en 21 jours, depuis le 28 juin.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de contaminations confirmées (140.474 décès pour 3,7 millions de cas), et connaissent depuis plusieurs semaines une flambée des infections dans le sud et l'ouest.

Viennent ensuite le Brésil (79.488 morts), le Royaume-Uni (45.273), le Mexique (39.184) et l'Italie (35.042).

Mais en proportion de la population, hors micro-Etats, c'est en Belgique que la mortalité est la plus élevée (846 morts par million d'habitants), devant le Royaume-Uni (667), l'Espagne (608), l'Italie (580) et la Suède (556).

- Nouvelles mesures sanitaires -

Face à la progression du virus et à la crainte d'une deuxième vague, de nombreux pays ont décidé de renforcer les mesures sanitaires, à l'image de la France où, dès lundi, le port du masque sera obligatoire dans les lieux publics clos, sous peine d'une amende de 135 euros.

Le Premier ministre français Jean Castex a par ailleurs indiqué "surveiller de très près" la situation sanitaire en Catalogne et n'a pas exclu une nouvelle fermeture des frontières avec l'Espagne.

A Hong Kong, où la situation est jugée "critique", de nouvelles mesures ont été annoncées, dont celle de rendre obligatoire le port du masque dans les espaces publics clos ou encore l'obligation de travailler depuis la maison pour le personnel non essentiel de la fonction publique.

En Grande-Bretagne, où le risque d'une deuxième vague est jugé "élevé" par le conseiller scientifique du gouvernement, la piste d'un reconfinement est pour l'heure exclu par le Premier ministre Boris Johnson qui a prévenu qu'il n'utiliserait cette carte qu'en dernier ressort.

La réouverture complète de l'économie au Salvador, qui devait s'effectuer lundi, a pour sa part été reportée sine die en raison de l'augmentation du nombre de contaminations dans le pays.

La flambée du nombre d'infections sur le sol américain n'a en revanche pas entamé la confiance et l'optimisme de Donald Trump qui a une nouvelle fois assuré que la maladie finirait par "disparaître" et s'est dit opposé à l'idée d'imposer le port du masque au niveau national.

"J'aurai raison au final. Vous savez, j'ai dit: +ça va disparaître+. Je le dirai encore", a déclaré le président américain dans une interview à Fox News Sunday, diffusée dimanche.

- Réouverture des restaurants au Pérou -

Autre farouche détracteur du confinement ayant minimisé ces quatre derniers mois la gravité de la pandémie, le président brésilien Jair Bolsonaro, qui a contracté le coronavirus, a quant à lui reçu le soutien de centaines de personnes rassemblées dimanche à Brasilia.

Selon le dernier bilan, 23.529 nouveaux cas ont été confirmés dimanche dans le pays, pour un total de plus de 2 millions, et près de 80.000 morts. Des chiffres officiels sans doute inférieurs à la réalité.

Au Chili, le président Sebastián Pinera a annoncé dimanche un plan de sortie du confinement en vigueur depuis 60 jours, dont la mise en oeuvre dépendra de la situation région par région.

Au Pérou voisin, le gouvernement n'entend pas non plus revenir sur son déconfinement progressif entamé le 1er juillet et qui se traduira lundi par la réouverture des restaurants dans le pays - et ce en dépit de la barre des 13.000 morts franchie dimanche.

burx-mp/ybl/jhd

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