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Joffrin veut promouvoir une gauche "réaliste et réformiste"

Laurent Joffrin, ex-directeur de Libération, le 20 juillet 2020 lors d'une conférence de presse à Paris
Laurent Joffrin, ex-directeur de Libération, le 20 juillet 2020 lors d'une conférence de presse à Paris BERTRAND GUAY AFP
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Paris (AFP)

Laurent Joffrin, ex-directeur de Libération, a affirmé lundi vouloir la "refondation d'une gauche réaliste et réformiste", sans laquelle une victoire en 2022 n'a "aucune chance" de se réaliser, mais "l'incarnation" d'un tel mouvement ne pourra se dégager qu'à partir de l'été 2021 selon lui.

"Nous voulons la refondation d'une gauche réaliste, réformiste, une gauche de transformation sociale, qui affronte les défis d'aujourd'hui et qui redonne au pays le goût de l'avenir, en tout cas l'espoir d'un monde meilleur", a-t-il exposé lors d'une conférence de presse.

Son appel à "s'engager" dans ce "processus" qui doit mener à la prochaine présidentielle a déjà été signé par environ 150 personnes, connues ou non, mais par aucun élu.

Ont notamment signé les auteures Mazarine Pingeot et Noëlle Chatelet, des personnalités du monde du spectacle (Ariane Mnouchkine, Benjamin Biolay, Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Jean-Michel Ribes...) ou des intellectuels (Michel Wieviorka, Alain Touraine, Hélène Cixous, Frédérique Bredin, Hervé Le Bras...).

Les journalistes Pierre Lescure et Jean-Claude Guillebaud sont également signataires, ainsi que le médecin urgentiste Patrick Pelloux.

"On se situe dans le courant qui agit et qui réforme, on part de la société civile mais il s'agit bien d'avoir un débouché politique", a insisté M. Joffrin.

Interrogé sur "l'incarnation" de ce mouvement pour 2022, il a répliqué que c'était une "question prématurée".

"Dans un an, il faudra avoir trouvé une incarnation mais elle se fera par la force des choses. Soit il y aura une procédure de primaire", "soit petit à petit, quelqu'un se dégagera. Tout ça est une alchimie assez complexe et qui va se dérouler, je pense, à partir de l'été prochain", en 2021, a-t-il ajouté.

"Mais s'il n'y a pas cette force-là, qui englobe" et "dépasse" les partis de gauche et écologistes, "je pense que, quelle que soit l'incarnation", le candidat n'aura "aucune chance" de gagner la présidentielle.

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