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Le maire de Portland demande le départ des troupes fédérales après une nouvelle nuit de violences

Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, le 18 juillet 2020, à Portland, aux États-Unis.
Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, le 18 juillet 2020, à Portland, aux États-Unis. © THE PORTLAND TRIBUNE/via REUTERS
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Le maire de Portland, au nord-ouest des États-Unis, dénonce la présence dans sa ville des forces de l'ordre fédérales qui ne font que renforcer, selon lui, les affrontements avec les manifestants.

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Le maire de Portland, Ted Wheeler, a de nouveau demandé, dimanche 19 juillet, le départ des forces de l'ordre fédérales déployées dans cette ville du nord-ouest des États-Unis, affirmant qu'elles attisaient les violences qui secouent la ville depuis près de deux mois.

"Nous avons des dizaines, si ce n'est des centaines d'agents fédéraux déployés dans notre ville" et ils contribuent à "gravement détériorer la situation", a-t-il dit sur CNN. "Leur présence cause plus de violences et plus de vandalisme, cela n'aide pas du tout (à calmer) la situation. Ils ne sont pas les bienvenus et nous voulons qu'ils partent", a expliqué le maire démocrate.

Des agents fédéraux ont été envoyés pour mettre un terme aux manifestations organisées devant le tribunal de la ville pour protester contre les brutalités policières et le racisme.

Les rassemblements, émaillés d'échauffourées avec la police, sont régulièrement dispersés à coups de gaz lacrymogène. Les protestataires ont également tenté de mettre le feu au siège de l'Association de la police de la ville dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué la police sur Twitter.

"Nous devons protéger les bâtiments fédéraux et notre population", a réagi Donald Trump, dimanche, sur Twitter, fustigeant des dirigeants locaux "portés disparus" qui ont "perdu le contrôle sur des anarchistes et des agitateurs depuis des mois".

"Les gens sont littéralement enlevés dans des véhicules de location banalisés"

Les manifestations ont débuté après la mort fin mai de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié sous le genou d'un policier blanc à Minneapolis.

La colère a redoublé après une série d'arrestations de protestataires dans les rues de la ville par des policiers, sans fournir de motif.

"Les gens sont littéralement enlevés dans des véhicules de location banalisés", a dénoncé Ted Wheeler. "Ils ne savent pas qui les mettent dans les véhicules, (les policiers) ne s'identifient pas. Selon moi, c'est anticonstitutionnel".

>> À lire : États-Unis : quel avenir pour le mouvement Black Lives Matter ?

Des militants des droits humains et des élus américains ont vivement dénoncé, vendredi 17 juillet, ces arrestations et la procureure de l'État, Ellen Rosenblum, a indiqué qu'elle porterait plainte contre les "tactiques de la peur" des forces fédérales.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Ken Cuccinelli, a reconnu vendredi ces arrestations, expliquant qu'elles étaient menées dans les rues pour protéger les agents fédéraux et emmener les manifestants soupçonnés de violences "dans un lieu sûr pour être interrogés". "On les arrêtera devant le tribunal, et si on les localise autre part, on les arrêtera autre part", a-t-il dit sur la radio publique NPR.

Avec AFP

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