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Sommet européen : Macron et Merkel gardent "l'espoir" d'un compromis

Emmanuel Macron et Angela Merkel réunis à Bruxelles pour trouver un accord sur le plan de relance de l'UE, le 17 juillet 2020.
Emmanuel Macron et Angela Merkel réunis à Bruxelles pour trouver un accord sur le plan de relance de l'UE, le 17 juillet 2020. © Stéphanie Lecocq, AFP
3 mn

Malgré les divergences avec les Pays-Bas, l'Autriche et les autres pays dits "frugaux", le président français et la chancelière allemande ont exprimé lundi "l'espoir" d'aboutir à un accord sur un plan de relance européen post-coronavirus.

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Au quatrième jour du sommet de l'UE à Bruxelles, Emmanuel Macron et Angela Merkel veulent rester optimistes. Le président français et la chancelière allemande ont exprimé lundi 20 juillet "l'espoir" d'aboutir à un compromis sur un plan de relance européen post-coronavirus.

Les discussions reprennent "avec les espoirs possibles d'un compromis. Rien n'est encore acté, je resterai donc extrêmement prudent", a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée au Conseil européen, où les négociations devaient reprendre vers 18 h (16 h GMT).

"Toujours pas d'accord après quatre jours de négociations"

"Ne pas être au rendez-vous de l'esprit de compromis et de l'ambition, c'est prendre le risque de revenir à des moments plus durs et (...) qu'au final, ça nous coûte plus cher", a-t-il prévenu, en faisant allusion aux demandes des pays dits "frugaux" pour un plan de relance moins élevé.

"Des moments très tendus"

"Il y a un esprit de compromis qui est là, il y a eu des moments très tendus et des moments qui seront sans doute encore difficiles", a-t-il poursuivi, alors qu'une nouvelle proposition doit être faite par le président du Conseil européen, Charles Michel, dans l'après-midi.

Celle-ci "doit être forcément une proposition de compromis", mais "elle doit garder l'ambition pour nos grandes politiques européennes d'avenir, en particulier la politique climatique, de souveraineté, du numérique ou à l'égard de la jeunesse, et d'ambition pour le plan de relance. C'est la condition pour notre solidarité et pour la stabilité de l'Union européenne et de la zone euro", selon lui.

À son arrivée, la chancelière Angela Merkel, tout en reconnaissant que les "discussions étaient incroyablement difficiles et qu'elles continueraient aujourd'hui", a aussi fait part de son "espoir".

"La nuit dernière, à l'issue de longues négociations, nous avons trouvé un cadre pour un possible accord. C'est un pas en avant et cela donne l'espoir qu'un accord puisse être atteint aujourd'hui, du moins qu'un accord est possible", a-t-elle dit.

Part de subventions à la baisse

Les deux dirigeants avaient proposé à la mi-mai un plan de 500 milliards de subventions et un endettement commun, ce qui avait constitué une volte-face pour Angela Merkel, longtemps opposée à cette idée. Un plan qui a inspiré celui de la Commission, repris par le Conseil.

De sources concordantes, Charles Michel devrait proposer de revoir à la baisse la part de subventions dans le plan de relance à 750 milliards d'euros : 390 milliards, contre 500 milliards dans la proposition initiale. Le reste serait constitué de prêts.

"Un symbole politique fort"

Interrogé sur France 24, l'économiste et chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) Rémi Bourgeot confirme que le plan de relance "d'une ampleur inédite à l'échelle européenne" sera bientôt "acté". Il s'agit, selon lui, d'un symbole politique fort, car il "reflète une cohésion des gouvernements européens".

En revanche, cet accord ne changera pas la donne, nuance l'économiste. "Ce qui est important, ce sont les plans de relance qui se jouent au niveau des États".

Sommet de Bruxelles : "Le plan d'une ampleur inédite sur le plan européen est à peu près acté"

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