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Plan européen: "le pire accord" pour Le Pen, Hollande salue "un progrès majeur"

Marine Le Pen, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale le 8 juillet 2020
Marine Le Pen, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale le 8 juillet 2020 CHRISTOPHE ARCHAMBAULT AFP
3 mn
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Paris (AFP)

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a qualifié mardi le plan de relance de l'Union européenne de "pire accord pour la France de toute l'histoire de l'UE", le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon déplorant lui que le président Emmanuel Macron ait selon lui "tout cédé".

"#Macron vient de signer le pire accord pour la France de toute l’histoire de l’UE! Pour protéger son ego, il sacrifie notre avenir et notre indépendance: impôts européens, abandon de notre agriculture, engagement financier colossal du pays...", a tweeté Mme Le Pen, selon qui "la France va contribuer à un fonds dont elle perdra la maîtrise d’affectation" et "va contribuer à un fonds en étant contributeur déficitaire".

Dans un communiqué, le RN assure qu'alors qu'"une vague de faillites et de licenciements s’annonce pour l’automne, la France décide de se mutiler financièrement pour nourrir une vision idéologique et antinationale de l’Europe appelée +Union européenne+".

Pour sa part Jean-Luc Mélenchon, numéro un de La France Insoumise, a estimé sur Twitter que "Macron a tout cédé: des rabais de cotisations aux pays radins, des contrôles de dépenses, la baisse du montant du plan de relance etc. Bérézina. Au secours la propagande. (...) Le budget de la Politique Agricole "Commune" est en baisse, surtout le volet agriculture biologique".

"La France contribue pour 17% au budget de l'UE. Elle recevrait 40 milliards de subventions. Sauf impôts européens elle devra rembourser... 66 milliards !", ajoute-t-il, estimant que "Macron ne sait pas négocier".

En revanche, l'ancien président François Hollande a salué avec ce plan européen "un progrès majeur dans la solidarité entre les 27". "La capacité donnée à la Commission de lever un emprunt procurera à l’Union européenne des ressources nouvelles qui accélèreront la transition écologique", relève-t-il dans un communiqué.

Mais "l’Union européenne dans sa forme actuelle ne permet pas d’aller aussi loin que la situation l’exigerait", considère l'ex-chef de l'Etat, qui appelle à "une Europe de l’avant avec quelques pays autour du couple franco-allemand".

Jean-Christophe Lagarde (UDI) s'est aussi félicité d'une "très bonne nouvelle pour l'UE", notant que "pour la première fois, il y a l'acceptation du fait qu'on ne peut pas faire que du business en commun, on doit aussi avoir des objectifs en commun".

Pour l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, "la France et l’Allemagne retrouvent ensemble la force du réveil européen."

Le patron des députés LR Damien Abad a invité de son côté lors d'un point presse à ne pas tomber "dans une espèce d'euphorie communicationnelle" sur cet accord. Il a pointé des aspects positifs mais aussi de "vraies interrogations", notamment sur la contrepartie accordée aux pays dits "frugaux", ou la question du financement de l'emprunt, objet d'un "flou généralisé".

Au nom des députés communistes, Pierre Dharréville a eu pour sa part un jugement "assez sévère", estimant que l'accord, "largement dicté" par les pays frugaux "pour en réduite la portée", revenait à "une solidarité trompeuse, au rabais".

Le président de Debout La France Nicolas Dupont-Aignan a lui estimé qu'Emmanuel Macron roulait "les Français dans la farine!". "Il se félicite d'un #PlanDeRelance européen qui coûtera à notre pays le double de ce qu'il rapportera et qui offre un rabais budgétaire d'1,9 milliard € aux Pays-Bas, de 3,7 milliards € à l'Allemagne... Du délire!", a-t-il tweetté.

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