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Ingérence russe : des députés britanniques demandent une enquête sur la campagne du Brexit

Un rapport de députés britanniques publié mardi 21 juillet estime que le gouvernement britannique doit enquêter sur des interférences russes dans la campagne du référendum sur le Brexit en 2016.
Un rapport de députés britanniques publié mardi 21 juillet estime que le gouvernement britannique doit enquêter sur des interférences russes dans la campagne du référendum sur le Brexit en 2016. © Daniel Sorabji, AFP
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Le Royaume-Uni a publié mardi un rapport parlementaire sur de possibles ingérences russes, notamment dans la campagne sur le référendum de 2016 ayant abouti au Brexit, dans un contexte de relations glaciales entre Londres et Moscou. Le Kremlin a immédiatement démenti ces allégations.

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Les députés de la commission parlementaire du renseignement et de la sécurité (ISC) ont estimé mardi 21 juillet que le gouvernement britannique doit enquêter sur des interférences russes dans la campagne du référendum sur le Brexit en 2016, en présentant un rapport sur l'influence russe sur la politique au Royaume-Uni.

Ce rapport de 55 pages conclut que l'influence russe au Royaume-Uni est "la nouvelle normalité" et que cette situation a été "sérieusement sous-estimée". "Il aurait dû y avoir une évaluation des interférences russes dans le référendum. Il doit y en avoir une, et les résultats de cette évaluation doivent être portées à la connaissance du public", a déclaré le député travailliste Kevan Jones, membre de la commission.

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Les députés de l'ISC ne sont pas parvenus à mettre en évidence des preuves d'interférences russes, que ce soit dans la campagne du référendum sur le Brexit ou celui sur l'indépendance de l'Écosse de 2014, où 55 % des électeurs ont voté pour le maintien au sein du Royaume-Uni.

Selon Kevan Jones, le gouvernement a "activement évité de répondre à la question". Il a estimé que le Royaume-Uni n'a pas évalué les interférences russes dans le référendum sur la sortie de l'Union européenne, soulignant le "contraste saisissant" avec la réponse américaine au sujet des interférences sur la présidentielle de 2016.

La commission souligne que les gouvernements successifs ont accueilli "à bras ouverts" les oligarques russes et leur argent, leur permettant ainsi de prendre pied au Royaume-Uni.

Le gouvernement a contesté avoir été trop lent à agir, soulignant qu'il n'y avait "pas de preuve d'une ingérence réussie dans le référendum sur l'UE". 

Il a toutefois assuré que la Russie constituait "une priorité absolue en termes de sécurité nationale", car elle pose "une menace durable et importante pour le Royaume-Uni et ses alliés" par le biais de "capacités militaires conventionnelles", de "désinformation" ou encore de "cyberattaques".  

Russophobie et fausses informations pour le Kremlin

Pour la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova, le rapport ne traduit que de la "russophobie sous forme de fausses informations". 

Peu avant la présentation du document, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait assuré que "la Russie n'est jamais intervenue dans le processus électoral d'aucun pays dans le monde, ni aux États-Unis, ni au Royaume-Uni, ni dans aucun autre" pays. 

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Cette publication intervient dans un climat orageux entre Londres et Moscou et pendant une visite dans la capitale britannique du secrétaire d'État américain Mike Pompeo.

Jeudi dernier, le Royaume-Uni a ainsi mis en cause des "acteurs russes" dans des interférences pendant la campagne pour les législatives de décembre dernier. En cause, la diffusion sur internet de documents relatifs aux négociations entre Londres et Washington sur un futur accord commercial post-Brexit.

Avec AFP

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