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Toujours pas de presse nationale en région marseillaise, les kiosquiers aux abois

Des salariés de Presstalis se réunissent dans un entrepôt à Marseille à l'appel de la CGT, le 25 mai 2020
Des salariés de Presstalis se réunissent dans un entrepôt à Marseille à l'appel de la CGT, le 25 mai 2020 Christophe SIMON AFP/Archives
3 mn
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Marseille (AFP)

La presse quotidienne nationale est absente depuis 10 semaines des kiosques des Bouches-du-Rhône et d'une partie du Var en raison d'un blocage côté distribution lié au dépôt de bilan de Presstalis. Les kiosquiers, aux abois, en appellent à l’État.

Depuis le dépôt de bilan de Presstalis, devenu France Messagerie, la situation se crispe dans la région marseillaise autour de la reprise de la filiale locale, la SAD (Société d'agence et de diffusion), que les ouvriers veulent transformer en société coopérative d'intérêt collectif (Scic).

La CGT, qui occupe l'entrepôt de la SAD dans les quartiers Nord de Marseille, souhaite reprendre les activités de distribution de la presse depuis Marseille et Toulon, mais aussi sur les zones de distribution de Fréjus et Avignon --soit un périmètre correspondant exactement à celui de la SAD.

Mais côté France Messagerie, on ne leur propose de reprendre que Marseille et Toulon: "les mandats de Fréjus et Avignon ont déjà été attribués à d'autres", confirme une porte-parole.

Selon la CGT, seul ce périmètre permettrait de maintenir 84 emplois (sur 130) et de mutualiser les moyens pour être viable économiquement. Et si les ouvriers se disent prêts à reprendre le travail via une régie temporaire en attendant la constitution de la Scic, la reprise bute dans ce cas sur des problèmes de bail de l'entrepôt.

"Depuis le 13 mai, on n'a plus les quotidiens nationaux, plus des produits d'appel comme Paris Match, Le Monde, L’Équipe. On a une perte sèche de 50% de notre chiffre d'affaires", soupire Michaël Cano, responsable du kiosque Delibes à Marseille.

Depuis quelques jours, Le Figaro leur est livré par un prestataire privé et ils ont retrouvé Elle ou Télé 7 Jours sur leurs étals. Mais s'il n'y avait pas eu les ventes exceptionnelles du confinement, ils ne pourraient plus tenir.

"La CGT veut sauver les emplois mais ils nous laissent couler", s'agace le kiosquier qui tente de se diversifier notamment avec la réception de colis.

A Lyon, où se posent les mêmes problèmes de périmètre, la distribution de la presse a pu reprendre début juillet.

"La presse est un produit d'utilité public et je trouve épatant que les élus, le gouvernement ne tapent pas du poing sur la table", a réagi auprès de l'AFP Nicolas Laugier, représentant en région Paca de l'Union professionnelle des kiosquiers et marchands de journaux.

La préfecture des Bouches-du-Rhône a tenté de jouer les médiateurs lors d'une réunion le 16 juillet, mais elle n'a abouti pour le moment à aucune solution concrète.

La CGT-SCLCE (Syndicat Général du Livre et de la Communication Écrite) appelle à un rassemblement lundi 10H30 devant le nouveau siège du groupe Le Monde à Paris.

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