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Mouvement Black Lives Matter : des "murs de mamans" pour protéger les manifestants

Des mères de famille formant un "wall of moms", un "mur de mamans" pour protéger des manifestants anti-racistes des assauts de la police, à Portland, Oregon, États-Unis, le 22 juillet 2020.
Des mères de famille formant un "wall of moms", un "mur de mamans" pour protéger des manifestants anti-racistes des assauts de la police, à Portland, Oregon, États-Unis, le 22 juillet 2020. © Caitlin Ochs, Reuters
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Vidéo par : Loïc PIALAT
3 mn

Le mouvement "Black Lives Matter" n'est pas mort. Bien au contraire. À Portland, dans l'Ouest des États-Unis, des mères de famille se mobilisent, en formant un "wall of moms", littéralement : un "mur de mamans", pour protéger les manifestants des assauts d'agents fédéraux, dépêchés par Donald Trump. 

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"Wall of moms", en français "mur de mamans". Pas forcément le type de mur que Donald Trump avait imaginé. Mais depuis quelques jours, un groupe de mères de familles américaines attire l'attention de tout le pays. Alors que des manifestations Black Lives Matter se poursuivent à Portland (Oregon) pour dénoncer les violences policières, des mamans vêtues de T-shirts jaunes et coiffées d'un casque de vélo défilent en première ligne formant un mur vivant pour protéger les manifestants des agents fédéraux.

Jugeant les autorités locales laxistes, le président Trump a dépêché des agents fédéraux dans la cité rebelle pour notamment protéger les édifices publics. Loin d'apaiser les esprits, la décision présidentielle n'a fait qu'attiser les tensions et galvaniser le mouvement qui commençait à s'essouffler.

Prises en étau, entre d'un côté, les manifestants prêts à en découdre et les jets de gaz lacrymogènes, les "moms" américaines tentent d'éviter le pire. "Notre mur n'est pas en béton, mais il protégera des balles en caoutchouc. Nous tentons simplement de nous protéger les uns les autres", explique l'une d'entre elle à l'envoyé spécial France 24, Loïc Pialat. 

Ne pas attirer l'attention

Ensemble, elle scandent des slogans pacifiques comme "Hands up, please don't shoot me" ("J'ai les mains en l'air, ne me tirez pas dessus"). Pas question pour elles d'attirer l'attention des médias : elles désirent seulement se mettre au service d'une seule cause, le mouvement "Black Lives Matter". Mercredi, les leaders du mouvement anti-raciste leur ont d'ailleurs demandé éviter de parler à la presse.

Depuis une soixantaine de jours, des milliers de manifestants se rassemblent chaque soir à Portland. Les échauffourées éclatent systématiquement avec les agents fédéraux. Ces hommes, déployés par le ministère de la Sécurité intérieure – un organe qui avait été créé pour éviter la répétition des attentats du 11 septembre 2001 – ont recours à du gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc ou des grenades assourdissantes pour disperser les foules. Du côté de la police, on dénonce des actes illégaux de la part de contestataires qui jettent des pierres et des bouteilles en direction des forces de l'ordre, également aveuglées par des torches lasers.

Typiquement, une soirée à Portland débute par des rassemblements et des marches dans des artères dont les commerces protègent leurs devantures par des planches, et se termine par des heurts, des manifestants matraqués ou cibles de gaz lacrymogène.

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