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Réélection de Beaumont: World Rugby dément les accusations de fraude

Bill Beaumont, le président de World rugby et son vice-président, Bernard Laporte, le 15 novembre 2017 à Londres, après la nomination de la France pour accueillir la Coupe du monde 2023
Bill Beaumont, le président de World rugby et son vice-président, Bernard Laporte, le 15 novembre 2017 à Londres, après la nomination de la France pour accueillir la Coupe du monde 2023 ADRIAN DENNIS AFP/Archives
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Wellington (AFP)

L'organe directeur du rugby mondial, World rugby, a qualifié jeudi de "non-fondées et erronées" les conclusions du rapport d'une ONG estimant que la réélection en mai de l'Anglais Bill Beaumont a été "manipulée" et entachée de "corruption".

Le rapport de l'ONG Pacific Rugby Player Welfare (PRPW), qui depuis 2016 aide les joueurs professionnels des Samoa, Tonga et Fidji évoluant dans les championnats européens, estime que les dirigeants de World rugby ignorent sciemment la corruption dans les fédérations des îles du Pacifique. Il appelle à une révision indépendante de l'élection de mai, lorsque le président sortant, l'Anglais Bill Beaumont, a été réélu face au candidat pro-réforme, l'Argentin Agustin Pichot, par 28 voix contre 23.

Le PRPW cite des articles de presse, notamment du journal L'Equipe, révélant que la Fédération française de rugby (FFR), qui a soutenu Beaumont et offert à son président Bernard Laporte la vice-présidence de World Rugby, a négocié des promesses de matches ou des camps pour l'équipe nationale des moins de 20 ans en échange de son vote.

Le PRPW "soutient que cet accord présumé peut être assimilé à de la corruption et suggère que l'élection a été délibérément manipulée".

World Rugby a rejeté mercredi ces allégations, les qualifiant de "non fondées et erronées", Bill Beaumont ayant "été élu au travers d'un processus équitable".

Le document de 59 pages de PRPW détaille également une série d'éléments qui, selon lui, ont permis à la corruption de s'installer aux Fidji, aux Samoa et aux Tonga, créant un exode des joueurs vers des championnats lucratifs.

"L'un des terrains les plus fertiles au monde pour les talents du rugby continue d'être soumis à des notions de droits coloniaux, qui doivent maintenant être relégués à la poubelle de l'Histoire", est-il écrit.

Selon l'ONG, les fédérations des îles du Pacifique sont minées par un processus de "capture d'Etat" avec de hauts fonctionnaires du gouvernement confisquant les postes décisionnaires.

Le PRPW, qui fait part de ses "recommandations pour mettre fin aux lacunes flagrantes de la gouvernance du rugby mondial" souligne également le manque de diversité au sein des 12 membres du comité exécutif de World rugby.

"Il y a plus d'hommes portant le nom de +Brett+ en son sein que de femmes ou de personnes issues des minorités ethniques", note-t-il.

Il a également critiqué l'indépendance de la commission chargée de la révision de la gouvernance du rugby mondial lancée le mois dernier avec à sa tête l'ancien ministre britannique des sports, Hugh Robertson.

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