Accéder au contenu principal

Coupe de France : le PSG affûté avant sa première finale de l'été contre Saint-Étienne

Neymar et Kylian Mbappé lors de la victoire 9-0 en match amical contre Le Havre, le 12 juillet 2020.
Neymar et Kylian Mbappé lors de la victoire 9-0 en match amical contre Le Havre, le 12 juillet 2020. © Benoit Tessier, Reuters

Après des semaines de pause en raison de la pandémie de Covid-19 et quelques rencontres amicales survolées, les choses sérieuses reprennent pour le PSG. Les hommes de Thomas Tuchel affrontent vendredi l'AS Saint-Étienne en finale de la Coupe de France.

Publicité

Les joueurs du Paris Saint-Germain ont certainement encore en tête l’humiliation subie la saison dernière en finale de la Coupe de France. Battus aux tirs au but par Rennes 2 - 2 a.p.(6 - 5 t.a.b), les Parisiens n’avaient pas réussi à décrocher un cinquième titre consécutif.

Cette année, les hommes de Thomas Tuchel espèrent effacer ce faux pas lors d’une nouvelle finale, vendredi 24 juillet, face à l’AS Saint-Étienne. Après une saison avortée en raison de la pandémie de Covid-19, les champions de France en titre ont soif de victoire. Ils ont largement dominé leur sujet lors de leurs trois matches de préparation. Après avoir écrasé Le Havre (Ligue 2) sur le score de 9 à 0, puis les Belges de deuxième division de Waasland-Beveren (7-0), ils sont également venus à bout mardi du Celtic Glasgow (4-0), faisant ainsi le plein de confiance.

La star Kylian Mbappé a ouvert la marque dès l’entame du match, tandis que son coéquipier Neymar a encore une fois fait étalage de sa bonne forme physique en inscrivant un but et multipliant les dribbles.

"On joue vendredi, c'est toujours dans la tête. Je suis content, on a fait des choses sérieuses, avec aucun but encaissé et quatre buts marqués. C'était la dernière phase de la préparation contre une équipe très forte, contre qui ce n'est pas facile de jouer. Je suis content. En donnant 45 minutes à tous les joueurs, on s'est préparés de la meilleure des façons", a commenté l’entraîneur Thomas Tuchel à l’issue de la rencontre.

"Le PSG est ici pour tout gagner"

Le capitaine Thiago Silva, qui a prolongé son contrat de deux mois pour disputer avec Paris la finale de la Coupe de France puis celle de la Coupe de la Ligue contre l’Olympique Lyonnais et la fin de la Ligue des champions, a été particulièrement en verve pour son dernier match au Parc des Princes. Le défenseur brésilien, au club depuis 2012 mais en fin de contrat à l'issue de la saison, a fait ses adieux aux supporters, mais reste concentré pour les échéances à venir. "C'est pas fini encore", a-t-il prévenu. "On a encore beaucoup de choses à faire, trois coupes à aller chercher, c'est pour ça qu'il faut continuer à travailler. J'espère pouvoir sortir avec une récompense, c'est ça mon objectif."

"Je pense que tout le monde est prêt pour la Coupe que nous avons cette semaine. C’est très important pour l’équipe et le club. L’an dernier, nous n’avons pas gagné la compétition et nous allons jouer contre un adversaire qui souhaite la remporter", a renchéri son coéquipier Ander Herrera. "Mais tout le monde a vu que le PSG est ici pour tout gagner. Nous avons un groupe très compact, très fort et très uni."

Malgré les départs non compensés d'Edinson Cavani, Thomas Meunier et Tanguy Kouassi, qui ont affaibli le banc, le club de la capitale va pouvoir compter pour cette finale sur des joueurs phares comme Mbappé, Neymar ou encore Verrati. Il devra toutefois se passer de Juan Bernat, gêné par des douleurs au mollet.

Les Verts veulent y croire

De son côté, Saint-Étienne, après trois premiers matches amicaux encourageants conclus sur autant de victoires, a été mis en échec, samedi dernier au stade Geoffroy-Guichard, à huis clos, par le champion de Belgique Anderlecht à l'occasion de deux rencontres de 75 minutes chacune et perdues toutes les deux (2-1, 1-0).

Mais les Verts, 38 ans après leur dernière finale de Coupe de France, veulent y croire. Même s’ils n'auront pas l'appui de leurs supporters qui boycottent le match en raison des conditions sanitaires, ils espèrent soulever le trophée.

"Ce sera ma première finale de Coupe de France en dix-sept ans. C'est un titre au bout. En ayant gagné la Coupe de la Ligue en 2013, je sais ce que ça représente, ça marque à vie et cela ajouterait une ligne au palmarès de la grande histoire du club", a ainsi expliqué auprès de l'AFP le défenseur et capitaine de Saint-Étienne Loïc Perrin, qui rêve de conclure sa carrière sur un succès. Même s'il n'est pas du tout certain d'être aligné au coup d'envoi de la finale, après une blessure au genou, l'expérimenté joueur a prolongé d'un mois son contrat, qui arrivait à terme le 30 juin dernier. Il ne souhaitait pas s'arrêter sur une 17e place et une fin de championnat tronquée par la pandémie de coronavirus.

Même son de cloche pour l’entraîneur Claude Puel dans un entretien à France TV Sport : "On va essayer de la gagner et déjà de finir à 11 contrairement à nos deux matches contre [le PSG] cette saison", a-t-il expliqué, alors que les Verts n’ont plus battu le PSG depuis 2012. "Le contexte est très particulier après ce long arrêt. En général, on commence une saison sur un match de championnat, là c’est une finale de Coupe de France. Au niveau du rythme, du physique, de l’approche de ce match, c’est vraiment très très difficile. On essaie de faire au mieux pour s’adapter à ces circonstances. C’est quelque chose de très particulier qui nous est imposé mais on devra relever le challenge."

Un défi qui se complique en l’absence du défenseur William Saliba, faute d'accord avec son nouveau club, Arsenal. Il avait été transféré il y a un an au club londonien pour 25 millions d'euros et avait été prêté dans la foulée un an aux Verts pour jouer avec eux la saison écoulée. Ce forfait a précipité le retour de prêt du défenseur central Harold Moukoudi qui jouait à Middlesborough en deuxième division anglaise.

Après trois demi-finales perdues en trente ans contre Montpellier (1990), Nantes (1993) et le Paris Saint-Germain (2015), c'est la première fois depuis 1982 que les Verts atteignent la finale de la compétition, où ils retrouvent leur bête noire. En 1982, c'est face au club parisien que l'ASSE, emmené par un certain Michel Platini, s'était inclinée aux tirs au but (2-2, 5-6 t.a.b.).

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.