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Tunisie : le ministre de l'Intérieur Hichem Mechichi désigné chef du gouvernement

Hichem Mechichi, nouveau Premier ministre de la Tunisie, a maintenant un mois pour former un gouvernement capable de gagner un vote de confiance au Parlement.
Hichem Mechichi, nouveau Premier ministre de la Tunisie, a maintenant un mois pour former un gouvernement capable de gagner un vote de confiance au Parlement. © Anis Mili, AFP
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À la surprise générale, le président tunisien Kaïs Saïed a nommé Premier ministre, samedi, Hichem Mechichi. Ce dernier, jusqu'alors ministre de l'Intérieur, a un mois pour former son gouvernement.

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Le ministre tunisien de l'Intérieur, Hichem Mechichi, a été désigné, samedi 25 juillet au soir, par le président Kaïs Saïed chef du futur gouvernement qu'il est chargé de former d'ici à un mois dans un contexte politique tendu, a-t-on appris auprès de la présidence de la République.

Juriste de formation, Hichem Mechichi, 46 ans, succède au poste de Premier ministre à Elyes Fakhfakh qui, fragilisé par une affaire de conflit d'intérêts, a démissionné sous la pression du parti d'inspiration islamiste Ennahda. "C'est une surprise car Hichem Mechichi n'avait été cité par aucun des partis politiques consultés par le président", rappelle Maryline Dumas, correspondante de France 24 à Tunis.

Maryline Dumas, correspondante de France 24 à Tunis : "Cette nomination est une surprise"
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Ministre de l'Intérieur dans le gouvernement sortant d'Elyes Fakhfakh, il était le premier conseiller du président Saïed, chargé des affaires juridiques.

Sa désignation intervient le jour où la Tunisie fête le 63e anniversaire de la République, un jour qui marque l'abolition du régime monarchique et la proclamation de la République en 1957.

La difficile mission de rassembler une majorité

Cet ancien chef de cabinet des ministères du Transport, des Affaires sociales et de la Santé a désormais un mois pour former son gouvernement. Il devra ensuite obtenir la confiance du Parlement à la majorité absolue d'ici à septembre. Faute de quoi, l'Assemblée sera dissoute et de nouvelles élections législatives auront lieu.

La Tunisie, où le dernier scrutin législatif s'est déroulé en octobre, aurait alors 90 jours pour organiser ce vote anticipé, soit avant fin 2020.

Dans une déclaration publiée par la présidence de la République, M. Mechichi a estimé que son nouveau poste représente une "grande responsabilité et un grand défi surtout dans les circonstances actuelles de notre pays", promettant de "travailler pour former un gouvernement qui répondra à toutes les attentes des Tunisiens".

Le nouveau Premier ministre a la difficile tâche de rassembler une majorité au sein d'un Parlement profondément fragmenté. Elue en octobre, l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) est composée d'une myriade de partis, dont certains sont à couteaux tirés. C'est le cas notamment du Parti destourien libre (PDL) de l'anti-islamiste Abir Moussi (16 députés sur 217) et du parti Ennahda, la première force au Parlement (54 députés).

Durant les deux dernières semaines, des plénières n'ont pas été tenues en raison des échanges violents, notamment entre ces deux blocs, et un sit-in du PDL réclamant le départ du président du Parlement, Rached Ghannouchi, également chef d'Ennahda. Ce dernier fait l'objet d'une motion de retrait de confiance qui sera examinée lors d'une plénière le 30 juillet.

Avec AFP

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