Accéder au contenu principal

MotoGP: "Mes mains et mes pieds étaient si chauds", souffle Quartararo

Le pilote Yamaha-SRT Fabio Quartararo vainqueur impérial sur le circuit de Jerez, le 26 juillet 2020
Le pilote Yamaha-SRT Fabio Quartararo vainqueur impérial sur le circuit de Jerez, le 26 juillet 2020 JAVIER SORIANO AFP
3 mn
Publicité

Jerez de la Frontera (Espagne) (AFP)

Fabio Quartararo, qui a remporté dimanche sa deuxième victoire de rang en MotoGP, a beaucoup souffert de la chaleur accablante qui régnait sur le circuit andalou de Jerez, avec 36°C dans l'air et 59°C sur la piste.

"A la mi-course j'ai regardé combien de tours restaient et quand j'ai vu douze je me suis dit +oh, c'est si long+. Mes mains, mes pieds étaient si chauds....", a déclaré le jeune pilote français après sa victoire, qui lui permet de prendre le large au classement provisoire du championnat du monde.

La chaleur ne l'a pas empêché de dominer la course de la tête et des épaules en terminant avec près de 4,5 secondes d'avance sur l'Espagnol Maverick Vinales.

"C'était bien de faire un bon départ car hier (samedi) nous avions un problème avec mon dispositif +holeshot+ (qui permet d'avoir de la puissance supplémentaire au départ, ndlr) et je n'avais pas pu m'entrainer. J'ai pu en faire deux ce matin et c'était un désastre... Mais j'ai fait un très bon départ et j'ai essayé de trouver mon rythme donc je suis très heureux. C'était l'une des courses les plus dures de ma vie".

"Je me suis beaucoup amélioré par rapport à l'an dernier pour être plus régulier dans ce genre de conditions", a-t-il souligné alors que, plusieurs fois, il avait dû laisser dans les derniers mètres d'une course l'avantage à Marc Marquez, le sextuple champion du monde et tenant du titre, forfait dimanche en raison d'un bras fracturé lors de la précédente course.

Dimanche, Fabio Quartararo, 21 ans, a partagé le podium avec son idole, la légende italienne Valentino Rossi (3e), sept fois couronné en catégorie reine et qui, à 41 ans, a près de deux fois son âge.

D'être sur le podium avec Valentino Rossi est "fantastique", a-t-il souligné, rappelant comment, tout jeune, il avait réussi à se faire prendre en photo avec son idole, qui n'a pas manqué de le féliciter chaleureusement dimanche après sa victoire.

- Sacrifices -

Avec dix points d'avance sur l'Espagnol Maverick Vinales après deux épreuves, Fabio Quartararo avoue commencer à penser au championnat du monde, dès sa deuxième saison au plus haut niveau. D'autant plus que Marc Marquez affiche lui un score blanc.

"Marc va revenir à Brno, Maverick est très fort... Vale (Rossi) remonte sur le podium et le championnat est très court alors si c'est possible d'avoir le moins de rivaux possible, c'est aussi bien pour nous", a-t-il reconnu dimanche alors que le championnat ne devrait comporter tout au plus qu'une quinzaine d'épreuves.

Pour arriver au plus haut niveau, le Français a dû dans sa jeunesse consentir à beaucoup de sacrifices, notamment s'exiler en Espagne pour y disputer le très relevé championnat national.

"Ce n'était pas facile. Quand j'avais 7 ans, nous partions en camionnette avec mon père pour aller en Espagne et nous faisions plus de 1.200 kilomètres chaque weekend pour les entrainements, les courses. Vous pouvez vous imaginer combien c'était dur et je n'ai pas arrêté de voyager entre 7 et 15 ans".

"En France, il y avait trois ou quatre pilotes qui se battaient pour le championnat mais quand je suis arrivé en Catalogne, il y en avait 15... et ils allaient plus vite que moi et mon père me le rappelait".

(propos recueillis en conférence de presse)

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.