Dans la presse

Disparition de Gisèle Halimi : "La lutte continue"

Disparition de l'avocate française Gisèle Halimi
Disparition de l'avocate française Gisèle Halimi © France 24

À la une de la presse, mercredi 29 juillet, la mort de l’avocate française Gisèle Halimi, figure de la lutte anticolonialiste et du féminisme. Des accusations d’agression sexuelle à l’encontre du président des Jeunes Républicains. Le bras de fer entre les États-Unis et la Chine. Et une étrange médecin.

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À la une de la presse française, la disparition de Gisèle Halimi. L'avocate féministe et anticolonialiste s'est éteinte, mardi, à l'âge de 93 ans.

L'Humanité évoque "une vie de combats" - des luttes que le journal a d'ailleurs partagés avec Gisèle Halimi, dont la carrière avait débuté avec la guerre d'Algérie. À l'époque, l'avocate avait choisi de se ranger aux côtés des indépendantistes du FLN, et de défendre ses militants. Parmi eux, Djamila Boupacha, une jeune femme de 22 ans, accusée d'avoir posé une bombe, arrêtée, torturée et violée par des soldats français. L'Huma raconte "la ténacité, les qualités de persuasion et l'art oratoire" dont fit preuve alors Gisèle Halimi – qui mit ensuite ces qualités au service du combat féministe, signant en 1971 le manifeste de 343 femmes déclarant "avoir avorté, et donc avoir violé la loi ". Ce texte ouvrit la voie à la dépénalisation de l'avortement en France, quatre ans plus tard. "Gisèle Halimi, la rebelle", à laquelle "toutes celles et tous ceux épris de justice et de liberté, disent merci". "Gisèle Halimi, la lutte continue" : pour Libération, qui a lui aussi partagé ses combats, "Gisèle Halimi était féministe car elle ne supportait pas l'injustice", parce que "pour elle, rien ne justifiait qu'une femme soit victime parce que femme". Le journal cite l'écrivain Geneviève Brisac : Gisèle Halimi "nous a transmis cette certitude : chaque combat contre chaque injustice mérite d'être mené. Et doit l'être". "La conviction d'une femme libre, qui n'avait peur de rien. Et ne craignait personne", salue le journal.

Libération, qui a recueilli plusieurs témoignages accusant le président des Jeunes Républicains d'avoir menacé et agressé sexuellement une militante, en septembre 2017. Lors d'une soirée arrosée, Aurane Reihanian aurait embrassé de force une militante, avant de menacer de la violer, selon Libé. Le journal parle d'une affaire qui serait devenue un "secret de polichinelle" au sein de la formation. Le président des Jeunes LR, lui, dément catégoriquement ces accusations. "Je suis innocent et ne suis en aucun cas l'auteur d'une quelconque infraction", déclare-t-il. "Cette calomnie menée à mon encontre s'inscrit manifestement dans un objectif de déstabilisation politique, à l'approche de la rentrée des Jeunes Républicains". Libération relève que cette agression présumée "n'a pas empêché le jeune homme d'être nommé tête de liste LR trois ans plus tard, aux municipales de 2020". D'après le journal, une plainte pour agression sexuelle, durant cette campagne, a par ailleurs été déposée à l'encontre d'Aurane Reihanian, par une jeune femme de 20 ans, donnant lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire.

À la une également ce matin, l'escalade des tensions entre les États-Unis et la Chine. Ces tensions se sont accrues avec la décision, lundi, de la Chine, de "prendre possession" du consulat des États-Unis à Chengdu, après avoir ordonné sa fermeture - une mesure présentée comme une réponse à la fermeture forcée du consulat chinois de Houston, ordonnée par l'administration Trump la semaine dernière. "La Chine doit empêcher l'agression américaine", prévient The Global Times, qui met la confrontation actuelle entre Pékin et Washington sur le compte de l'épidémie de Covid-19 et les difficultés de Donald Trump dans les sondages. Les États-Unis et la Chine sont-ils en train de déclencher une nouvelle guerre froide ? L'hypothèse laisse sceptique The New York Times, qui rappelle le degré d'intégration des économies chinoise et américaine, et les dommages mutuels qui résulteraient d'une telle confrontation.

La presse américaine s'interroge aussi sur une vidéo retweetée par Donald Trump. Supprimée depuis par Facebook, YouTube et Twitter pour désinformation, elle montrait une médecin assurant que l'hydroxychloroquine peut guérir le Covid-19. D'après The Washington Post, cette praticienne se serait déjà illustrée auparavant sur les réseaux sociaux, en y promouvant, notamment, l'idée que les États-Unis seraient gouvernés par des "reptiliens", des créatures "mi-humaines, mi-extraterrestres", et que les problèmes gynécologiques seraient liés à des relations sexuelles avec des esprits du mal.

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