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La Bourse de Paris fait une indigestion de résultats (-1,62%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris reculait (-1,62%) jeudi à la mi-journée, alourdie par une salve conséquente de résultats d'entreprises marqués par la pandémie.

A 12H45, l'indice CAC 40 perdait 80,20 points à 4.878,54 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,60%.

La cote parisienne a démarré en petit reflux et a accentué son recul au fil de la matinée.

Wall Street s'apprêtait également, de son côté, à ouvrir dans le rouge. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,87%, celui sur l'indice élargi S&P 500 de 0,93% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 1%.

Les actions sont dans le rouge aujourd'hui et "l'aversion au risque domine", a noté David Madden, un analyste de CMC Markets.

Les investisseurs ont démarré la journée en prenant connaissance de la décision de la Fed de maintenir ses taux directeurs dans une fourchette de 0 à 0,25%, affirmant qu'ils resteraient à ce niveau tant que l'économie ne sera pas pleinement remise du choc.

"Les responsables monétaires ont affirmé leur détermination à maintenir une politique accommodante en débordant largement sur 2021", a commenté Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

La cote parisienne a aussi pris connaissance du recul historique de 10,1% du Produit intérieur brut allemand au 2e trimestre, conséquence des mesures de restriction liées au coronavirus.

La sanction s'annonce sévère aussi aux États-Unis avec un plongeon aussi attendu du PIB, au moment même où le nombre de morts liés au Covid-19 est au plus haut dans le pays.

L'agenda des indicateurs comprend également les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux États-Unis.

- Teleperformance en forme -

Sur le terrain microéconomique, la cote parisienne avait surtout fort à faire avec une vague nourrie de résultats, tous marqués par la pandémie.

Teleperformance prenait la tête de l'indice CAC 40 avec un bond de 5,02% à 249,10 euros, grâce à une croissance organique plus forte que prévu et des perspectives commerciales favorables même si le groupe a vu son bénéfice net reculer de plus de 55% sur le premier semestre sous l'effet de la crise.

A l'autre extrémité URW fermait la marche (-6,69% à 45,07 euros) marqué par une chute de 14,2% de ses revenus semestriels après avoir dû fermer de nombreux centres pendant le pic de la crise sanitaire.

Orange (-4,64% à 9,98 euros) souffrait d'un bénéfice net en recul de 10,7% sur le semestre, qui s'explique principalement par une hausse des provisions liées aux risques et litiges.

Danone était pénalisé (-6,77% à 56,18 euros) par un chiffre d'affaires en recul de 8,3%.

Hermès était aussi mal orienté (-3,10% à 713,20 euros) lesté par un bénéfice net en chute de 55% au premier semestre, même si le groupe a fait état d'un "contexte d'amélioration progressive amorcée en juin".

Pour Casino, la sanction était très lourde (-15,39% à 22,05 euros) alors que le groupe a aggravé sa perte nette et publie un chiffre d'affaires en baisse au premier semestre.

Plongeon aussi pour Eramet (-14,18% à 23,90 euros) dans le sillage d'une perte nette au premier semestre, pénalisé notamment par une charge exceptionnelle liée au Covid-19.

Les bonnes surprises, malgré les séquelles de la crise, étaient aussi au rendez-vous, en particulier pour la FDJ, en tête du SBF 120 avec un bond de 13,37% à 30,45 euros après avoir réussi à limiter l'impact de la pandémie, grâce à un plan d'économies qui a permis de stabiliser sa rentabilité.

Airbus était aussi bien orienté (+3,49% à 64,35 euros), à l'instar de Safran (+4,48% à 94,76 euros).

Orapi s'envolait de 51,65% à 5,96 euros, après que le fabricant et distributeur de produits d'hygiène eut annoncé le bouclage d'une complexe restructuration financière.

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