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La Colombie, pays le plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement en 2019

Selon le bilan annuel de l’ONG britannique Global Witness, 212 défenseurs de l’environnement ont été tués en 2019. Avec 64 assassinats en Colombie, le pays devient le plus dangereux pour les activistes écologistes.
Selon le bilan annuel de l’ONG britannique Global Witness, 212 défenseurs de l’environnement ont été tués en 2019. Avec 64 assassinats en Colombie, le pays devient le plus dangereux pour les activistes écologistes. © AFP
Texte par : Mandi HESHMATI
3 mn

Selon le bilan annuel de l’ONG britannique Global Witness, 212 défenseurs de l’environnement ont été tués en 2019. Une grande partie de ces assassinats ont eu lieu en Colombie, devenu le pays le plus dangereux de la planète pour les activistes écologistes.

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212 défenseurs de l’environnement ont été tués en 2019 : c'est ce qui ressort du bilan publié par l’ONG britannique Global Witness le 29 juillet 2020. Il s'agit du chiffre le plus élevé jamais enregistré.

En tête du classement, la Colombie, qui compte à elle seule 64 assassinats d'activistes écologistes. 

Il faut dire que les militants de Colombie sont au milieu d’une bataille pour le contrôle des ressources lucratives de la région qui oppose les Farc, des groupes rebelles et paramilitaires, des trafiquants de drogue et des mineurs illégaux.

Francia Marquez, une militante écologiste primée forcée à vivre sous escorte

Francia Marquez avait justement participé à la table des négociations des accords de paix entre le gouvernement colombien et les Farc à La Havane en 2016. La Colombienne de 38 ans milite depuis plus de huit ans pour de nombreuses causes liées à l'écologie.

Elle s’est d’abord fait remarquer en protestant contre un projet hydroélectrique. Après un long combat contre l'extraction illégale de l'or dans sa communauté de La Toma, elle a dû fuir son village en 2014. Son engagement a été salué en 2018, année de son obtention du prix Goldman, considéré comme le Nobel de l’environnement.

Mais quelques mois plus tard, elle a échappé de peu à un attentat à la grenade, doublé d’une fusillade. Celle qui vit aujourd’hui sous escorte refuse de se laisser réduire au silence. "Nous n'avons pas d'armes, mais nous avons une voix pour continuer à défendre le futur du pays, pour continuer à défendre le futur de l'humanité", assure-t-elle.

L’Amérique latine est très touchée par ces assassinats : au Brésil, 24 militants écologistes ont été assassinés ; au Mexique, ils étaient au nombre de 18.

Aux Philippines, 48 activistes ont aussi été tués, ce qui en fait le deuxième pays le plus dangereux au monde, selon le classement de l’ONG Global Witness.

>> À lire aussi sur France24.com : Avec plus de 210 homicides en 2019, la menace et l'impunité pèsent sur les défenseurs de la nature

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