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Route d'Occitanie: contraintes sanitaires inédites pour les organisateurs et les équipes

Le Britannique Chris Froome lors de la 2e étape du Tour des Emirats arabes unis, de Hatta à Hatta Dam, le 24 février 2020
Le Britannique Chris Froome lors de la 2e étape du Tour des Emirats arabes unis, de Hatta à Hatta Dam, le 24 février 2020 GIUSEPPE CACACE AFP/Archives
3 mn
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Saint-Affrique (France) (AFP)

La Route d'Occitanie, première course cycliste en France depuis près de cinq mois, s'élance samedi sous haute surveillance: le protocole sanitaire encadrant la reprise de la saison à un mois du Tour de France impose des contraintes inédites aux organisateurs comme aux équipes qui veulent éviter un nouvel arrêt brutal du vélo.

L'Union cycliste internationale (UCI) impose pour ce "restart" deux tests à J-6 et J-3 à tous les coureurs et leur encadrement participant aux courses World Tour et Pro Series, les plus prestigieuses du calendrier, et un seul à J-3 pour celles de niveau inférieur comme la Route d'Occitanie. Avec des aménagements possibles en cas d'enchaînement des courses.

Une "bulle" doit être ensuite maintenue autour des équipes: l'UCI conseille dans son protocole officiel de privatiser un étage ou une aile des hôtels.

La mise à l'écart cette semaine sur le Tour de Burgos de coureurs des équipes UAE et Israel SN en contact avec des personnes testées positives ou présumées telle prouve que tous les acteurs du monde du vélo ont conscience de rouler sur un fil.

"C'est vraiment le sanitaire qui est important cette année", assène le directeur de la Route d'Occitanie Romain Caubin malgré la présence d'un plateau cinq étoiles composé entre autres d'Egan Bernal et Chris Froome.

"Tout le monde a la sensation d'être dans le même bateau", relève-t-il en soulignant la "bonne concertation avec les équipes".

Il estime le surcoût pour son organisation "entre 65.000 et 70.000 euros" sur un budget qui se situe "entre 450.000 et 500.000 euros".

Dans le détail, "principalement de l'hôtellerie, de l'équipement et de l'encadrement médical, du barriérage et des agents de sécurité".

En effet, l'UCI impose une "distance de sécurité entre les spectateurs et les coureurs" qui se traduit aussi sur la Route d'Occitanie par l'interdiction, en toute logique, des selfies et autographes, en plus de barrières vauban.

Il est encore trop tôt pour chiffrer l'impact de la pandémie pour les équipes. Mais le Dr Eric Bouvat, responsable médical de l'équipe AG2R La Mondiale, évoque une "organisation très, très lourde".

La Route d'Occitanie est la première course sur laquelle est engagée la formation française depuis le confinement.

"Le sport cycliste est particulier, on transporte des centaines de personnes de ville en ville qui viennent elles-mêmes du monde entier", dessine le médecin qui revoit "(s)a copie tous les jours selon ce qui fonctionne ou pas".

"Pour me faire tester, j'ai dû rester une heure dans un labo avec des personnes potentiellement malades, s'est étonné Maxime Boué (Arkéa-Samsic) en visioconférence vendredi. On peut se demander si c’est la meilleure solution."

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