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En Israël, des milliers de manifestants anti-Netanyahu de nouveau dans la rue

Des milliers d'Israéliens sont de nouveau descendus dans la rue pour réclamer la démission du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, le 1er août 2020.
Des milliers d'Israéliens sont de nouveau descendus dans la rue pour réclamer la démission du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, le 1er août 2020. © Menahem Kahana, AFP
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Des milliers d'Israéliens sont de nouveau descendus dans la rue samedi pour réclamer la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu, inculpé de corruption et accusé de mauvaise gestion de la pandémie de Covid-19.

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Des milliers d'Israéliens sont de nouveau descendus dans la rue, samedi 1er août, pour réclamer la démission du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, inculpé de corruption et accusé de mauvaise gestion de la pandémie de nouveau coronavirus.

Les manifestations ont eu lieu dans plusieurs régions du pays, à des carrefours ou sur des ponts, où les protestataires portant des masques de protection arboraient des pancartes accusant Benjamin Netanyahu de "raté".

Un taux de chômage de plus de 20 %

À Tel-Aviv, des centaines de manifestants ont protesté contre le chômage et l'absence d'aide du gouvernement, selon des médias locaux.

Une foule s'est également rassemblée devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, où les organisateurs ont fait état de milliers de personnes appelant Benjamin Netanyahu à démissionner.

Des Israéliens ont aussi manifesté devant la résidence privée du Premier ministre dans la ville côtière de Césarée.

Manifestation anti-Netanyahu : "le mouvement commence à s'inscrire dans le temps"

Portant en grande majorité des masques de protection, les manifestants ont accusé Benjamin Netanyahu de corruption et de n'avoir pas réussi à contenir l'épidémie de Covid-19 ni à régler la crise économique.

Israël subit une deuxième vague de contaminations et le taux de chômage a dépassé les 20 % ces derniers mois, contre 3,4 % en février.

Plus de 72 000 cas de contamination, dont 523 décès

Depuis de nombreuses semaines, les protestataires crient leur ras-le-bol contre Benjamin Netanyahu, inculpé en novembre 2019 pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, une première pour un chef de gouvernement israélien en cours de mandat.

Dans un premier temps, Israël s'est vanté de sa gestion de la pandémie, avec un nombre relativement bas de contaminations. Mais au fur et à mesure du déconfinement, décidé fin avril pour remettre l'économie sur les rails, les cas d'infection se sont multipliés, forçant le gouvernement à imposer de nouvelles restrictions.

Le pays de neuf millions d'habitants a officiellement enregistré jusqu'à présent plus de 72 000 cas de contamination, dont 523 décès.

Face à la colère qui monte, le Premier ministre israélien, au pouvoir sans discontinuer depuis 2009, a accusé samedi les chaînes de télévision israéliennes 12 et 13 de "faire la propagande des manifestants gauchistes anarchistes", en couvrant largement leurs rassemblements.

"Ils essaient désespérément d'intoxiquer le public, afin de faire tomber un Premier ministre de droite fort", a affirmé le Likoud, le parti de Benjamin Netanyahu, dans un tweet, repris par Netanyahu. Le chef du gouvernement a également accusé "les médias d'ignorer la nature violente des manifestations et les appels à tuer le Premier ministre et sa famille".

Avec AFP

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