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Le cyclisme mondial de retour en selle avec les Strade Bianche

Un peloton lors de la course cycliste des Strade Bianche (routes blanches), le 9 mars 2019 autour de Sienne, en Toscane.
Un peloton lors de la course cycliste des Strade Bianche (routes blanches), le 9 mars 2019 autour de Sienne, en Toscane. © Marco Bertorello, AFP
3 mn

Après plus de cinq mois d'interruption en raison de la progression du Covid-19, les cyclistes internationaux reprennent la route, samedi, avec la jeune course italienne des Strade Bianche, à Sienne.

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L'élite du cyclisme mondial reprend la route, samedi 1er août, avec les Strade Bianche, plus de cinq mois après les premières annulations de courses face à la progression du Covid-19. De Sienne à Sienne, sur les chemins de gravier de la Toscane et sous une chaleur terrible, la jeune course italienne (14e édition) marque la reprise du World Tour, réduit d'un tiers cette saison avec 24 épreuves au lieu de 36 à cause du virus.

"C'est un message d'espoir qui part de Sienne, non seulement pour le cyclisme mais pour tout le sport. Nous sommes de retour, la vie est là", a assuré jeudi dans la Gazzetta dello Sport le président de l'UCI David Lappartient.

Une chaleur assommante

Du 7 mars au 1er août : la date a changé mais pas le programme. Avant d'arriver sur la superbe Piazza del Campo de Sienne au bout de 184 kilomètres, les coureurs auront souffert sur les 11 secteurs (63 km) de "sterrati", les chemins de terre blanchis qui donnent son nom à la course.

Sous une chaleur brutale (jusqu'à 37 degrés dans l'après-midi), ils auront affronté les routes sans plat de la Toscane et les redoutables 16 % de la Via Santa Caterina, juste avant l'arrivée, où Julian Alaphillipe avait fait la différence pour s'imposer l'an dernier.

Mais plus encore que la chaleur, la grande variable sera l'incertitude totale pesant sur les états de forme des uns et des autres après près de cinq mois sans compétition.

"C'est la course qui parlera"

"Sincèrement, c'est un grand point d'interrogation. Je me sens bien et je pense m'être préparé au mieux. Mais c'est la course qui parlera. Tu peux marcher aussi fort que tu veux à l'entraînement, tout est différent en course", a ainsi expliqué cette semaine Vincenzo Nibali dans une interview à la Gazzetta.

"Les spécialistes des classiques sont avantagés et puis cette fois c'est la reprise. Mamma mia... Je ne sais vraiment pas à quoi m'attendre", a ajouté le Sicilien, qui n'a jamais vraiment brillé sur les routes toscanes.

Alaphillipe, lui, va se retrouver à défendre coup sur coup ses deux plus beaux succès italiens de 2019, avec les Strade Bianche puis Milan-Sanremo dès samedi prochain.

Mais avec un programme qui le pousse à regarder vers le Tour de France et au-delà vers les Championnats du monde et les classiques de septembre-octobre, le puncheur français sera peut-être un peu en retrait.

"Beaucoup de motivation"

"Ça va être une course complètement différente de celle à laquelle on est habitués, avec 35 degrés et encore plus de poussière que d'habitude. Mais nous arrivons avec beaucoup de motivation", a assuré son directeur sportif Davide Bramati.

Deuxième à Sienne l'an dernier, Fuglsang (Astana) pourrait être candidat, comme Sagan et Schachmann (Bora), Van Avermaet (CCC), souvent placé, ou Benoot (Sunweb), vainqueur en 2018.

Mais les regards seront surtout tournés vers Van Aert (Jumbo-Visma), troisième des deux dernières éditions, et vers l'attraction Van der Poel. Pour Van Avermaet, le jeune Néerlandais est même "le favori".

Avec AFP

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