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NBA : Joakim Noah, la lumière après la galère

Joakim Noah sous le maillot des Los Angeles Clippers, le 22 juillet 2020, lors d'un match d'entraînement.
Joakim Noah sous le maillot des Los Angeles Clippers, le 22 juillet 2020, lors d'un match d'entraînement. © Jesse D. Garrabrant, AFP
5 mn

Après plusieurs saisons marquées par les blessures et les incidents hors terrain, le basketteur Joakim Noah retrouve les parquets avec les Los Angeles Clippers à l’occasion de la reprise de la saison NBA. À 35 ans, le fils de Yannick Noah voit enfin la lumière.

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Sans doute a-t-il parfois douté que ce jour finirait par arriver, mais seize mois après son dernier match officiel et dix mois après s’être coupé le tendon d’Achille, Joakim Noah a enfin rejoué en compétition. Jeudi 30 juillet, à l’occasion de la reprise du championnat de basket nord-américain (NBA), c’est sous les couleurs des Los Angeles Clippers que le pivot franco-américain de 2,13 m a fait son retour sur les parquets. "Une chance", selon lui, et le résultat de plusieurs mois d’abnégation après une vilaine blessure et plusieurs saisons difficiles.

Il y a presque un an, alors que les camps d’entraînement avant le début de la saison NBA 2019/20 étaient sur le point de démarrer, Joakim Noah, sans club et en fin de carrière, reçoit une invitation des Los Angeles Clippers. Une occasion en or pour l’ancienne star des Chicago Bulls de signer avec une équipe prétendante au titre.

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Mais en septembre, il se blesse au tendon d’Achille, chez lui, lors d’un accident domestique. Pas de rupture totale, mais une blessure suffisamment sérieuse pour nécessiter une opération.

"J’étais prêt et j’étais vraiment excité à l’idée de saisir cette opportunité, et puis je me suis blessé au tendon d’Achille, a-t-il déclaré aux journalistes, le 12 juillet dernier. Mais je me suis dit que ce n’était pas comme ça que je voulais finir ma carrière. Alors dès le lendemain de l’opération, j’étais à la salle pour m’entraîner, avec l’espoir d’intégrer un jour cette équipe."

Six mois lui sont nécessaires pour se remettre de sa blessure. Toujours intéressés, mais conscients que sa condition physique n’est pas parfaite, les dirigeants des Clippers lui proposent en mars un contrat de dix jours. Mais à peine Joakim Noah a-t-il rejoint l’équipe que la NBA décide de suspendre la saison pour cause de pandémie de Covid-19.

Série de déboires à New York

Ces cinq mois d’attente supplémentaire sont toutefois l’occasion pour lui de se mettre à niveau. "Je crois qu’aucun autre joueur dans la ligue n’a autant bénéficié de cet arrêt, car il n’était pas en forme quand on l’a signé (en mars), mais maintenant il l’est", a estimé il y a quelques jours son nouvel entraîneur, Doc Rivers.

Pour son premier match, jeudi soir, face aux Los Angeles Lakers de la superstar LeBron James, Joakim Noah a joué dix minutes, marqué 1 point, pris 4 rebonds, délivré 1 passe décisive et réalisé 1 contre. Des statistiques sans grand relief, mais pour le fils de l’ancien vainqueur de Roland-Garros, l’essentiel est ailleurs.

Car depuis les années où il faisait les beaux jours des Chicago Bulls (2007-2016), l’ancien meilleur défenseur de la NBA (2013 et 2014) n’a connu presque que des déboires. Signé par les New York Knicks pour quatre ans et 72 millions de dollars à l’été 2016, son passage à Big Apple est un désastre. Blessures à répétition (épaules, genoux, ischio-jambiers), suspension de 20 matches après un contrôle positif à un complément alimentaire interdit par la NBA, altercation avec son entraîneur et contre-performances lorsqu’il met les pieds sur le terrain : Joakim Noah ne joue que 53 rencontres – sur 164 possibles – lors des saisons 2016/17 et 2017/18, avant d’être remercié par la franchise new-yorkaise en octobre 2018.

"Il nous aidera par sa présence et par son leadership"

La saison 2018/19 lui permet de reprendre goût au basket professionnel. Deux mois après avoir quitté les Knicks, il s’engage avec les Memphis Grizzlies et joue 42 matches. Son équipe est faible et est loin de parvenir à se qualifier pour les play-offs – la phase finale du championnat NBA – mais le double champion universitaire avec Florida en 2006 et 2007 réalise quelques éclats, comme ses 22 points et 11 rebonds, le 22 février 2019, contre les Los Angeles Clippers.

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Fan de la première heure de Joakim Noah, le coach des Clippers, Doc Rivers, a sans doute apprécié ce qu’il a vu ce soir-là et a toujours gardé un œil sur ses performances. Il compte aujourd’hui sur sa recrue sur le terrain, mais aussi en-dehors.

"Il va nous aider sur le terrain, mais même si ce n’est pas le cas, il nous aidera par sa présence et par son leadership. Il sera un mentor pour Ivica Zubac (le jeune pivot croate de 23 ans)", a-t-il affirmé.

Joakim Noah, lui, ne demande pas mieux et savoure le moment : "Je suis vraiment chanceux et je me sens béni d’être dans cette situation, entouré de très bons joueurs, et d’avoir une chance de gagner le titre. Ce n’est pas quelque chose que je prends pour acquis."

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