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Explosions à Beyrouth : la France "envoie des secours", l'Iran et Israël offrent leur assistance

Une double explosion très puissante a secoué le 4 août le port de Beyrouth, faisant au moins une trentaine de morts des milliers de blessés.
Une double explosion très puissante a secoué le 4 août le port de Beyrouth, faisant au moins une trentaine de morts des milliers de blessés. © Anwar Amro, AFP
8 mn

La France a déclaré, mardi soir, se tenir aux "côtés du Liban", annonçant l'acheminement des "secours et des moyens" à Beyrouth, après les fortes explosions qui ont fait au moins 78 morts. Le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Iran, mais aussi Israël ont offert leur assistance.

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Les réactions internationales s'enchaînent après les explosions qui ont secoué le port de Beyrouth, mardi 4 août. Le bilan ne cesse d'augmenter et les mains tendues se sont multipliées, bien avant l'appel à l'aide lancé par le Premier ministre libanais Hassan Diab aux "pays amis".

"J'exprime ma solidarité fraternelle avec les Libanais après l'explosion qui a fait tant de victimes et de dégâts ce soir à Beyrouth. La France se tient aux côtés du Liban. Toujours. […]", a réagi sur Twitter le président français, Emmanuel Macron.

"Des secours et moyens français sont en cours d'acheminement sur place", a ajouté le président de la République. La France va envoyer un détachement de la sécurité civile et "plusieurs tonnes de matériel sanitaire". "Des urgentistes vont également rejoindre Beyrouth au plus vite pour renforcer les hôpitaux", a ajouté le chef de l'État.

Au préalable, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait réagi dans un tweet : "Alors que Beyrouth vient d'être durement touchée par des explosions, la France présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés."

Le Royaume-Uni, le Canada et Israël ont également offert leur assistance au pays du Cèdre. La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est dite "choquée" et a promis d'offrir "un soutien au Liban". Des membres du personnel de l'ambassade d'Allemagne ont été blessés dans les explosions.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s'est également exprimé déclarant que le Royaume-Uni se tenait prêt à fournir son aide à Beyrouth.

"La Russie partage le chagrin du peuple libanais", a également réagi le président russe, Vladimir Poutine, dans un télégramme de condoléances à son homologue libanais, Michel Aoun. 

Des airs de "terrible attentat" pour Trump

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a lui aussi proposé d'aider le Liban. À contre-courant, le président américain, Donald Trump, a estimé que les explosions "ressemblaient à un terrible attentat".

"J'ai rencontré nos généraux, et il semble que ce n'était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c'était un attentat, c'était une bombe", a-t-il déclaré à la presse lors de sa conférence de presse quotidienne sur le Covid-19.

Le milliardaire républicain a transmis la "sympathie" des États-Unis au Liban et répété que son pays se "tenait prêt" à apporter son aide. 

L'Iran exprime ses "pensées et prières"

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a exprimé le soutien de son pays au peuple "résilient" du Liban.

"Nos pensées et prières sont avec le grand et résilient peuple du Liban", a tweeté le ministre iranien."Comme toujours, l'Iran est tout à fait disponible pour fournir de l'assistance par tous les moyens nécessaires", a-t-il dit, appelant le Liban à "rester fort".

Israël dément son implication et offre son assistance

Alors que des rumeurs et de la désinformation rendaient responsable Israël des détonations survenues dans le port de Beyrouth, un responsable israélien s'exprimant sous le sceau de l'anonymat a assuré que l'État hébreu n'avait "rien à voir avec cet incident".

Dans une déclaration conjointe entre le ministre des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, et le ministre de la Défense, Benny Gantz, ce dernier a affirmé qu'Israël s'était rapproché du Liban pour "offrir aux Libanais une assistance médicale et humanitaire".

Les Pays du Golfe rendent hommage aux victimes

Des pays du Golfe, dont certains ont des relations étroites avec le Liban, en lui fournissant de l'aide financière, ont rendu hommage aux victimes.

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a appelé le président Aoun pour lui présenter ses condoléances, selon l'agence de presse officielle QNA, qui a ajouté que des hôpitaux de campagne seraient envoyés au Liban.

"Nos cœurs sont avec Beyrouth et son peuple", a tweeté de son côté le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, postant une photo de la célèbre Burj Khalifa de Dubaï, illuminée avec les couleurs du drapeau libanais.

"Que Dieu […] protège le Liban frère et les Libanais pour réduire leurs souffrances et soigner leurs blessures", a-t-il ajouté.

Le Koweït a annoncé qu'il enverrait de l'aide médicale d'urgence au Liban, selon l'agence officielle Kuna. De son côté, le ministre jordanien des Affaires étrangères a appelé son homologue, Charbel Wehbe, pour lui faire part de sa solidarité, se disant prêt à offrir toute assistance au Liban.

Le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a souligné "l'importance de trouver la vérité dans les explosions et ceux qui les ont causées." "[Elles] vont malheureusement exacerber les difficultés du Liban et augmenter la gravité de la crise […] traversée par le pays."

Avec AFP

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