Dans la presse

Explosions à Beyrouth : "Quand le soleil se lèvera, ma ville n'existera plus"

Scènes d'apocalypse à Beyrouth, la capitale du Liban
Scènes d'apocalypse à Beyrouth, la capitale du Liban © France 24

À la une de la presse, ce mercredi 5 août, la double explosion qui a frappé Beyrouth, la capitale libanaise, mardi. L’obligation du port du masque à l’extérieur, dans plusieurs villes françaises, pour lutter contre la reprise de l’épidémie de Covid-19. Et un chat délinquant.

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À la une de la presse, la double explosion qui a frappé hier Beyrouth, la capitale libanaise, faisant au moins 78 morts et près de 4 000 blessés.

"L'apocalypse", titre mercredi matin L'Orient-Le Jour, qui se demande ce qu'il peut "dire", ce qu'il peut "écrire", face à "l'ampleur de la catastrophe". "Beyrouth, hier soir, ressemblait à un théâtre de guerre. Dans un Liban déjà à genoux, nous étions totalement sonnés par ce énième coup du sort" : le journal se dit "sonné" "par la violence des explosions", "sonné" "par le bilan des victimes", "par les images d'immeubles éventrés, de vitres soufflées, de portes arrachées", "par le chaos dans les hôpitaux, dont certains ont été lourdement endommagés".

"Quand le soleil se lèvera, Beyrouth, ma ville, n'existera plus" : après avoir sillonné la capitale à moto, juste après les explosions, une reporter du journal évoque, tard dans la nuit, "une destruction digne d'un film de fiction", une ville dont "il ne reste plus rien que ses habitants, qui ont appris à survivre, à vivoter, à être résilients". "Il ne reste plus rien à Beyrouth. Plus rien. Et quand le soleil se lèvera, écrit-elle, nous constaterons que la ville n'est plus".

L'onde de choc de ces explosions se propage à travers la presse internationale. The National relève que la seconde explosion a été si forte qu'elle a été ressentie jusqu'à Chypre. "Les traces de ces explosions massives sont visibles partout dans la capitale, tout comme la solidarité du peuple libanais, coutumier des crises", note le quotidien émirati.

"Beyrouth brisé" : au Royaume-Uni, The Independent fait état du témoignage d'une infirmière de l'hôpital Saint-Georges, qui dit avoir traversé la guerre civile de 1975-1990 et la guerre de 2006 contre Israël sans avoir jamais connu une telle déflagration. "Nous sommes maudits. Et même si c'est un accident, c'est la dernière chose que nous pouvions nous permettre", déclare un jeune blessé d'une vingtaine d'années, dans The Guardian. Le quotidien britannique parle d'"un désastre d'une telle ampleur qu'il est difficile d'en prendre la mesure, dans un pays qui était déjà au bord du précipice".

En France, de plus en plus de maires rendent obligatoires le port du masque en extérieur, pour éviter une reprise de l'épidémie de Covid-19. "Effet de manches ou véritable mesure sanitaire?" : Le Parisien s'interroge sur cette décision, mais estime qu'elle a "au moins le mérite de rappeler à tous que le virus court toujours et que le spectre d'une deuxième vague se rapproche".

Le journal, qui rappelle que "c'est désormais très souvent au sein d'événements privés que les clusters, les foyers d'infection, se multiplient", invite chacun "à se discipliner", et à faire preuve de "civisme" et "d'esprit de responsabilité ".

Alors que plusieurs personnes ont été agressées, en France, pour avoir demandé à d'autres de mettre leur masque, L'Obs a demandé à la chercheuse Christine Jeoffrion pourquoi le port du masque semblait cristalliser autant de tensions. Selon elle, cette situation serait liée à une "perception des risques" différente, avec d'un côté "ceux qui perçoivent le risque de manière importante. Et de l'autre ceux qui le minimisent, qui n'ont pas du tout conscience du rôle qu'ils peuvent jouer à l'égard des autres et d'eux-mêmes. Ce qui peut arriver tant que l'on n'est pas touché personnellement". La chercheuse évoque un "contexte très anxiogène parce que plein d'incertitudes". Des incertitudes qui génèrent, à leur tour, de la violence.

On ne se quitte pas là-dessus. À la rubrique délinquance, toujours, The Colombo Gazette rapporte qu'un petit chat qui avait été capturé, samedi, dans la principale prison du Sri Lanka, après avoir tenté d'y introduire de l'héroïne et des cartes SIM, a finalement été retrouvé, hier, dans l'enceinte-même de l'établissement, d'où il semblait s'être échappé. Le félin aurait été appréhendé, cette fois, alors qu'il rôdait près des stocks de nourriture. Un récidiviste, visiblement.

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