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Milan-San Remo: Van Aert dans l'euphorie

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Paris (AFP)

L'euphorie est poursuivie pour le Belge Wout Van Aert qui a gagné samedi Milan-San Remo, le premier monument de la saison cycliste, une semaine après son succès dans les Strade Bianche qui marquaient la reprise du WorldTour après l'arrêt dû à la pandémie.

Sur la Via Roma, le jeune Belge (25 ans) est sorti vainqueur de son duel avec le vainqueur sortant, le Français Julian Alaphilippe, revenu à très haut niveau, au bout des 305 kilomètres de la plus longue course de l'année.

"Il mérite vraiment sa victoire", a salué Alaphilippe, devancé d'une roue après quelque sept heures de course sous un soleil estival.

En huit jours, "une semaine incroyable" de l'aveu souriant du Belge, Van Aert a imité Alaphilippe qui avait lui aussi gagné les Strade Bianche puis Milan-San Remo l'an passé. Et apporté à la Belgique son premier succès à San Remo depuis le "naturalisé" Andrei Tchmil en 1999.

Pour gagner, Van Aert, qui était donné favori par ses adversaires, a dû contenir l'attaque d'Alaphilippe dans les 1500 derniers mètres du Poggio, la dernière difficulté de la course, au seuil des 6 derniers kilomètres.

"Sur le Poggio, j'étais à la limite", a reconnu le Belge. "Alaphilippe a attaqué plus tôt que prévu et je ne pouvais pas tenir sa roue". Mais, en basculant au sommet à 4 secondes du Français, il a pu effectuer la jonction dans la descente et relancer l'allure pour éviter le retour du peloton, avant le sprint à deux.

- Quatre jours de course en un an -

"Alaphilippe a très bien joué le coup", a expliqué Van Aert, suivi comme son ombre par le vainqueur sortant dans le dernier kilomètre. "Heureusement, il me restait assez de puissance pour le battre sur la ligne".

"Je suis quand même content mais c'est un peu frustrant d'être passé si près de la victoire", a estimé pour sa part Alaphilippe. "Dans la descente, je sentais que j'avais passé la limite. J'ai attendu Wout et j'ai essayé de sortir le plus beau sprint possible. Je savais que ce serait difficile".

Si les premiers poursuivants ont eu le duo en point de mire dans les rues de San Remo, ils ont observé un temps d'observation qui leur a interdit d'effectuer la jonction, à 2 secondes près. Pour la troisième place, l'Australien Michael Matthews a réglé le Slovaque Peter Sagan dans un groupe comprenant également le Français Arnaud Démare, l'un des rares sprinteurs à n'avoir pas été distancé dans le Poggio avant d'être victime d'une crevaison dans la ligne droite finale.

"C'est le plus fort qui gagne", a reconnu Alaphilippe, visiblement rassuré. "Un podium dans un monument, c'est bien, même si deuxième, c'est nul aux yeux de certaines personnes. Je me sens de mieux en mieux. C'est quand même une surprise de passer si près de la victoire et ça fait beaucoup de bien".

La San Remo était pour Van Aert son quatrième jour de course (et donc sa deuxième victoire) en douze mois. Par la faute de la pandémie mais aussi du long arrêt qui a suivi sa chute dans le contre-la-montre de Pau au Tour de France 2019, quatre jours après son succès dans un sprint massif en faux-plat montant à Albi.

Pour son équipe Jumbo, la semaine a alterné le meilleur et le pire. Entre les performances de Van Aert et du Slovène Primoz Roglic, vainqueur d'étape au Tour de l'Ain et candidat au maillot jaune dans le prochain Tour, et aussi le sprint dramatique de Katowice au Tour de Pologne, où la responsabilité du Néerlandais Dylan Groenewegen (suspendu à titre provisoire) est engagée.

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