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Nouveaux affrontements à Beyrouth entre manifestants et forces de l'ordre

Des manifestants libanais affrontent les forces de sécurité près d'une artère menant au Parlement dans le centre de Beyrouth, le 9 août 2020.
Des manifestants libanais affrontent les forces de sécurité près d'une artère menant au Parlement dans le centre de Beyrouth, le 9 août 2020. © Joseph Eid, AFP
4 mn

De nouveaux heurts ont éclaté dimanche soir dans le centre de Beyrouth entre les forces de l'ordre et un groupe de manifestants, au deuxième jour d'un mouvement de contestation après l'explosion meurtrière au port de la capitale libanaise. Deux ministres ont déjà annoncé leur démission du gouvernement. 

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La colère continue de gronder au Liban. Des manifestants ont affronté, dimanche 9 août, les forces de sécurité libanaises qui bloquaient l'accès à une artère donnant sur la Chambre des députés, au deuxième jour d'un mouvement de contestation qui fait suite à l'explosion ayant tué mardi près de 160 personnes à Beyrouth.

Comme la veille, des milliers de manifestants ont convergé vers la place du Parlement, située non loin de la place des Martyrs. "Nous voulons que l'ensemble du gouvernement s'en aille", a déclaré Yousseff Dour, un manifestant.

Des images diffusées par les médias libanais montrent qu'une entrée du Parlement a été incendiée. Plusieurs manifestants sont par ailleurs parvenus à pénétrer dans les ministères du Logement et des Transports.

Samedi, les sièges des ministères des Affaires étrangères, de l'Énergie et de l'Économie ont été pris d'assaut tandis que les locaux de l'Association des banques libanaises ont été saccagés.

Deux démissions au sein du gouvernement

Les conséquences de cette contestation se font déjà sentir : deux ministres libanais ont déjà annoncé leur départ du gouvernement. Damianos Kattar, ministre de l'Environnement et du Développement administratif, a annoncé dimanche soir sa démission, "face à l'énorme catastrophe (...) et (...) un régime stérile qui a raté de nombreuses opportunités", a-t-il expliqué dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, la ministre de l'Information, Manal Abdel Samad, avait également annoncé son départ, qu'elle a expliqué par l'incapacité du gouvernement à mettre en œuvre des réformes et par la catastrophe qui s'est produite mardi sur le port de Beyrouth.

Selon le quotidien L'Orient-Le Jour, qui relaye des informations de presse, d'autres ministres pourraient suivre le mouvement et il n'est pas exclu que le gouvernement démissionne en bloc lundi à l'issue du Conseil des ministres.

Dimanche, le patriarche de l'Église chrétienne maronite du Liban, Bechara Boutros al-Raï, a appelé le gouvernement libanais à démissionner s'il se montrait incapable de réformer sa manière de gouverner.

En parallèle, l'aide internationale s'organise. L'aide d'urgence collectée dimanche au cours d'une visioconférence coorganisée par la France et l'ONU pour venir en aide au Liban s'élève à 257,2 millions d'euros, selon l'Élysée. Cette somme sera versée rapidement afin de répondre aux besoins immédiats de la population libanaise. Sur ce montant, 30 millions d'euros seront fournis par la France.

À lire aussi : "Explosions à Beyrouth : 'Ma ville est détruite mais je suis fière d'être Libanaise'"

Avec AFP et Reuters

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