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C1: derrière Messi, le désert du Barça ?

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Barcelone (AFP)

Une étoile, et des trous noirs. Avec sa brillante superstar argentine, le FC Barcelone a écarté Naples samedi en 8e de finale de la Ligue des champions, mais attend beaucoup plus de Luis Suarez, Antoine Griezmann et de ses autres vedettes pour espérer faire tomber le Bayern en quarts.

L'hyperdépendance Messi en question : pour décrocher son ticket pour le "Final 8" inédit de Lisbonne (12-23 août), le Barça n'a compté que sur un seul homme, samedi (3-1). Toujours le même. Le sextuple Ballon d'Or Lionel Messi a été la seule vedette blaugrana à assumer son statut de megastar, pour emmener les Suarez, Griezmann et consorts sur ses épaules vers les quarts de finale.

Jusqu'à quand le destin du Barça sera-t-il conditionné par la forme d'un soir de Messi ? La Pulga argentine ("puce", en espagnol), si vive et sautillante soit-elle toujours à 33 ans comme l'a prouvé son but contre Naples après un slalom dans la surface adverse samedi (23e), pourra-t-elle encore élever son niveau de jeu en quarts contre le rouleau-compresseur bavarois ?

- "Beaucoup de doutes" -

"Messi, comme tant de fois, a été la clé d'un match où le Barça a disparu en deuxième période, laissant le temps s'écouler. Malgré la bonne deuxième période de De Jong et le beau boulot de (Gerard) Piqué et Sergi Roberto, le Barça a laissé beaucoup de doutes. Il a fini dans un trou, à regarder l'horloge tourner à partir de la 60e minute", a écrit le journaliste Juan Jimenez Salvado dans sa chronique pour le journal sportif As, ce dimanche.

"Ça n'a pas été un Barça triomphant, de celui qui semait la peur partout où il passait. Il est au minimum, et s'en ira à Lisbonne dans la peau d'une victime. Mais il a un joueur capable de faire des choses absolument incroyables. Et gagner cette +Champions+ pourrait être la plus incroyable de toutes", a-t-il résumé.

La presse sportive espagnole n'a d'yeux que pour Messi ce dimanche. "Messi les conduit à Lisbonne", affiche Mundo Deportivo à sa Une; "Messi les emmène à Lisbonne", répète Marca; "Messi veut être le roi de l'Europe", avance As. Mais derrière le roi, les princes se font désirer.

- Griezmann "symptomatique", Suarez "en-dessous" -

Le champion du monde français Antoine Griezmann, de retour d'une blessure au quadriceps droit, a été quasi inexistant samedi. "Autre match gris du Français. De la volonté, mais il continue à commettre des erreurs techniques impropres d'un footballeur de son calibre. Il lui manque, c'est évident, de la complicité avec plusieurs de ses coéquipiers. Il a été le premier à rejoindre le banc. Symptomatique", a résumé le quotidien Marca, le journal le plus vendu d'Espagne, samedi soir dans sa version en ligne.

L'Uruguayen Luis Suarez a transformé le penalty provoqué par Messi (45e+1), mais n'a pas été plus présent. "Bas niveau. Il a manqué des passes simples et sa pointe de vitesse est clairement en-dessous des autres. Il n'arrive pas à Lisbonne dans un bon moment", a commenté Marca.

Dans ce panorama déserté par les stars du club, l'oasis s'est appelée Frenkie De Jong. Le jeune milieu de terrain néerlandais (23 ans) a pris six semaines pour soigner sa lésion au mollet droit, et a signé un retour remarqué, distillant notamment une merveille de l'extérieur du pied droit pour le but refusé de Messi (30e).

Une source d'espoir pour les Catalans, qui pourront aussi compter sur le retour de leurs cadres Sergio Busquets et Arturo Vidal vendredi (19h00 GMT) pour le quart de finale, et éventuellement sur celui de l'ailier international français Ousmane Dembélé (23 ans), qui s'entraîne déjà avec le reste du groupe depuis une petite semaine après avoir été longuement blessé cette saison.

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