C1: "Une chance sur un million" que Lyon soit sacré, estime Aulas

Publicité

Lyon (AFP)

"Il reste une chance sur un million" que Lyon remporte la Ligue des champions et dispute la C1 la saison prochaine, a estimé le président de l'OL Jean-Michel Aulas dans un entretien au quotidien Le Progrès, paru dimanche.

"Il reste une chance sur un million (d'être en C1) alors il faut la jouer. Le parcours est difficile. Il faut +se taper+ Manchester City (en quarts, samedi) qui vient d'éliminer le Real Madrid", a expliqué le dirigeant lyonnais.

"Nous allons faire comme si nous pouvions aller au bout et mettre tous les atouts de notre côté", a-t-il poursuivi, admettant que "seul un gros coup de chance peut renverser (cette) injustice".

Lyon a pourtant réalisé un exploit retentissant en éliminant la Juventus de Cristiano Ronaldo en 8e de finale (1-0, 1-2), mais l'OL sera toujours outsider face à Manchester City en quarts de finale le 15 août à Lisbonne.

Le président lyonnais a répété ses critiques à l'égard de la Ligue professionnelle de football (LFP) qui a décidé le 30 avril de stopper la L1 en raison de la pandémie de coronavirus.

"La Ligue a fait n'importe quoi. On a pas le droit quand il y autant d'enjeux, d'arrêter un championnat alors que les autres (pays) ne s'arrêtent pas. C'est une injustice profonde et je ne le pardonnerai pas", a-t-il confié.

"Cet arrêt est un scandale absolu", a-t-il insisté.

M. Aulas a estimé à 100 millions d'euros le montant du manque à gagner pour son club à l'issue de cette saison tronquée.

"Les 8-9 millions d'euros gagnés en net sur le match de la Juve ne sont rien. S'il y avait eu un match avec le public chez nous, nous aurions compensé à hauteur de six à sept millions d'euros. Là, nous parlons donc de 15 à 20 millions d'euros maximum à comparer aux 100 millions d'euros perdus et surtout à venir", a-t-il calculé.

"Car si nous ne sommes pas européens, ce seront 80 millions d'euros de pertes en plus et c'est terrible pour un club. Il y a eu des erreurs colossales de la Ligue", a déploré M. Aulas.