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Conférence pour le Liban : l'aide sera versée "directement" à la population

L'aide humanitaire à destination de Beyrouth est chargée sur un C-17 Globemaster III de l'armée de l'air américaine à la base aérienne d'Al-Oudeid au Qatar, le 6 août 2020.
L'aide humanitaire à destination de Beyrouth est chargée sur un C-17 Globemaster III de l'armée de l'air américaine à la base aérienne d'Al-Oudeid au Qatar, le 6 août 2020. © Staff Sgt. Heather Fejerang, US Air Force, AFP
13 mn

Les représentants d'une trentaine de pays réunis en visioconférence "pour l'avenir" du Liban se sont engagés, dimanche, à réunir d'ici peu plus de 250 millions d'euros, afin de répondre aux besoins immédiats de Beyrouth et du peuple libanais.

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Après les explosions mardi au port de Beyrouth et la manifestation tendue organisée samedi contre le pouvoir libanais, les donateurs se sont réunis par visioconférence, dimanche 9 août, "pour l'avenir" du Liban, à l'initiative de l'ONU et de la France. Emmanuel Macron a ouvert la rencontre en demandant à "agir vite et avec efficacité" pour que l'aide "aille très directement" à la population libanaise. "Notre rôle à tous est d’être là, à leurs côtés, aux côtés de Beyrouth et du peuple libanais", a-t-il déclaré.

Liban: Macron appelle à "agir vite et avec efficacité" pour l'aide
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En conclusion, les pays réunis ont annoncé que des "ressources majeures" seraient versées "directement" à la population et dans "la transparence". "Les participants ont convenu que leur assistance devrait (...) être bien coordonnée sous l'égide des Nations unies et fournie directement à la population libanaise, avec le maximum d'efficacité et de transparence", ont déclaré les représentants d'une trentaine de pays, dans un communiqué à l'issue de la réunion.

Les donateurs se sont engagés à verser à brève échéance un total de 252,7 millions d'euros, dont 30 millions venant de la France, précise l'Élysée.

"Tout le monde veut aider !"

De l'Américain Donald Trump à l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, en passant par les Premiers ministres italien et espagnol, une trentaine de chefs d'État et de gouvernement étaient réunis en visioconférence autour d'Emmanuel Macron afin de mobiliser une aide d'urgence.

Samedi matin, Donald Trump avait tweeté "Tout le monde veut aider !", en mentionnant avoir parlé dans la matinée avec Emmanuel Macron, à l'initiative de la réunion.

L'entourage du président français n'a pas voulu donner le montant de l'aide qui pourrait être dégagée dimanche, mais l'ONU a chiffré à 85 millions de dollars le coût des seuls besoins de santé. "L'objectif immédiat est de pourvoir aux besoins d'urgence du Liban, à des conditions qui permettent que l'aide aille directement à la population", a expliqué l'Élysée, en visant "la consolidation des bâtiments endommagés, l'aide médicale d'urgence, l'aide alimentaire et la restauration des hôpitaux et écoles".

"La méthodologie est celle que les organisations internationales utilisent, il y a une nécessité qu'on ne fasse pas de chèque en blanc au gouvernement libanais", a poursuivi cette même source, en faisant valoir qu'il ne s'agissait pas d"'une question de montant alloué, mais d'efficacité de l'aide".

De nouveaux affrontements dimanche

La colère ne cesse de gronder dans le pays. Des manifestants ont affronté dimanche les forces de sécurité libanaises qui bloquaient l'accès à une artère donnant sur la Chambre des députés. Comme samedi, des milliers de manifestants ont convergé vers la place du Parlement, située non loin de la place des Martyrs. "Nous voulons que l'ensemble du gouvernement s'en aille", a déclaré Yousseff Dour, un manifestant.

Samedi, lors de manifestations à Beyrouth réunissant des milliers de protestataires dans le centre-ville, des contestataires menés par des officiers à la retraite ont pris d'assaut le siège du ministère des Affaires étrangères, le proclamant "quartier général de la Révolution".

Pour la présidence française, les manifestations "témoignent de l'exaspération, de la détresse de la population, du besoin que les choses changent", y voyant une "énergie du désespoir, mais prometteuse". "Ce que la France souhaite, c'est que cette expression populaire soit prise en compte, car nous en sommes à un point où le système politique se cannibalise, alors qu'il y a un besoin d'un large rassemblement et de changements en profondeur", a poursuivi l'Élysée.

Avec AFP

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