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Wall Street en ordre dispersé après les décrets de Trump

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New York (AFP)

Wall Street évoluait en ordre dispersé lundi en début de séance, digérant des décrets de Donald Trump pendant le week-end censés aider les Américains au chômage ou menacés d'expulsion de leurs logements à cause de la pandémie.

Vers 14H00 GMT, son indice vedette, le Dow Jones, prenait 0,86% à 27.668,41 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,34% à 10.973,21 points.

L'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 0,16% à 3.356,60 points.

La Bourse de New York avait gagné du terrain la semaine dernière, soutenue par la bonne santé des grandes valeurs technologiques et un rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis bien accueilli du marché: de lundi à vendredi, le Dow Jones était monté de 3,80% et le Nasdaq de 2,47%.

Donald Trump a signé samedi quatre décrets qui prévoient un gel des charges salariales, une allocation chômage prolongée de 400 dollars par semaine, des protections pour les locataires menacés d'expulsion et un report du remboursement des emprunts étudiants.

Mais ces décisions, prises à moins de trois mois de l'élection présidentielle, risquent d'être contestées en justice puisque c'est au Congrès que la constitution américaine confère la plupart des décisions budgétaires du pays.

Ces décrets ne "seront probablement pas le dernier mot sur la situation et il n'est pas certain qu'ils puissent même être mis en oeuvre", estime JJ Kinahan de TD Ameritrade.

"On verra si les discussions (au Congrès, ndlr) se poursuivent. C'est impossible de le prédire, mais ce serait surprenant s'il n'y avait aucun résultat", poursuit l'expert.

Les investisseurs suivaient par ailleurs les relations de plus en plus tendues entre les Etats-Unis et la Chine.

Pékin a annoncé lundi des sanctions à l'encontre de 11 responsables américains, dont les sénateurs Marco Rubio et Ted Cruz, en représailles à des mesures similaires de Washington contre des responsables chinois accusés de saper l'autonomie de Hong Kong.

"Alors qu'elles n'étaient qu'un bruit de fond plus tôt dans l'année, les tensions sont montées d'un cran et pourraient conduire à davantage de volatilité en raison de leur impact potentiel sur de grandes entreprises", note M. Kinahan, qui juge qu'Apple pourrait par exemple voir ses ventes d'iPhone en Chine se contracter.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait à 0,5509% contre 0,5640% vendredi soir.

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