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Covid-19 : en Nouvelle-Zélande, la ville d'Auckland se reconfine

La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, lors d'une conférence de presse au Parlement situé à Wellington, le 8 juin 2020.
La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, lors d'une conférence de presse au Parlement situé à Wellington, le 8 juin 2020. © Marty Melville, AFP
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La Nouvelle-Zélande a annoncé, mardi, le reconfinement d'Auckland, la plus grande ville du pays, après la détection de quatre cas de contamination au Covid-19, les premiers depuis 102 jours. 

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La Nouvelle-Zélande a-t-elle crié victoire trop vite ? La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a ordonné, mardi 11 août, le reconfinement de la plus grande ville de son pays, Auckland, après l'apparition pour la première fois depuis 102 jours de cas de Covid-19 transmis localement. 

La cheffe du gouvernement, dont l'efficace politique de lutte contre le Covid-19 a été louée dans le monde entier, a annoncé que quatre cas de cette maladie avaient été recensés dans une famille vivant à Auckland et que l'origine de cette contamination demeurait inconnue. 

"Après 102 jours, nous avons nos premiers cas de Covid-19 enregistrés en dehors des installations destinées au placement à l'isolement ou en quarantaine gérée (...), alors que nous avons tous travaillé incroyablement dur pour empêcher ce scénario", a déclaré la cheffe du gouvernement.  "Nous avons également planifié et préparé ce scénario", a-t-elle cependant assuré.

À partir de mercredi, la ville d'Auckland sera reconfinée pendant au moins trois jours et certaines mesures de distanciation sociale seront réintroduites dans le reste du pays.

Vingt-deux décès en Nouvelle-Zélande

Lundi, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus avait salué plusieurs pays, dont la Nouvelle-Zélande, pour avoir réussi à "éradiquer le virus rapidement". La Nouvelle-Zélande, qui a enregistré 22 décès sur une population de cinq millions d'habitants, n'avait pas eu de cas de transmission à l'intérieur de son territoire depuis le 1er mai. 

En conséquence, les Néo-Zélandais avaient renoué avec un mode de vie presque normal, sans aucune mesure de distanciation sociale, et le public avait à nouveau été autorisé à assister aux événements sportifs et culturels. Cependant, les autorités sanitaires n'ont cessé de mettre en garde la population contre un risque de deuxième vague de contaminations "inévitable". 

Tous les téléphones portables en Nouvelle-Zélande ont reçu un message d'alerte, avertissant : "si vous êtes à Auckland, RESTEZ CHEZ VOUS (...) et SAUVEZ DES VIES". Jacinda Ardern a assuré comprendre la déception de ses compatriotes qui croyaient le virus éradiqué après les sept semaines de confinement strict dans son pays en mars-avril.

Des achats de panique dans les supermarchés

"C'était peut-être tentant de croire que la Nouvelle-Zélande était sortie d'affaire, je vous demande de ne pas vous sentir démoralisé ou découragé", a-t-elle déclaré, soulignant que "parmi tous les pays du monde, la Nouvelle-Zélande était celui qui avait tenu le plus longtemps sans résurgence" du virus.

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L'annonce de la Première ministre a déclenché des achats de panique dans les supermarchés et la Première ministre s'est attachée à rassurer les consommateurs, leur disant : "ce n'est pas la peine, il y a tout ce qu'il faut". 

Avec AFP

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