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Biélorussie : nouvelle nuit de violences malgré l'appel au calme de l'opposante Tikhanovskaïa

Des manifestants lors d'un rassemblement de l'opposition, qui accuse l'homme fort Alexandre Loukachenko d'avoir falsifié les sondages lors de l'élection présidentielle, à Minsk le 11 août 2020.
Des manifestants lors d'un rassemblement de l'opposition, qui accuse l'homme fort Alexandre Loukachenko d'avoir falsifié les sondages lors de l'élection présidentielle, à Minsk le 11 août 2020. © Sergei Gapon, AFP
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À Minsk, des heurts ont opposé pour la troisième nuit consécutive des protestataires aux forces de sécurité lors d'une manifestation contre la réélection contestée du président biélorusse Alexandre Loukachenko.

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Troisième soirée consécutive de violences, mardi 11 août, dans la capitale biélorusse Minsk, et ce malgré l'appel au calme de l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa, qui s'est réfugiée en Lituanie avec ses enfants, après la réélection contestée dimanche du président sortant Alexandre Loukachenko.

Les forces de sécurité ont tiré des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser les milliers de manifestants qui étaient à nouveau descendus dans la rue pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme une fraude d'Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994.

La police biélorusse a interpellé plus de 1 000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur. Le bilan officiel fait également état d'une soixantaine de blessés, 51 parmi les manifestants et 14 dans les rangs des forces de l'ordre.

Les forces de sécurité ont brisé des vitres de voitures pour en sortir de force les passagers et les attaquer, a rapporté un témoin.

FR NW PKG V2 BIELORUSSIE DEPART OPPOSANTE 17H
01:45

"Va-t'en !"

Au moins deux photographes de presse ont été agressés et leurs appareils photo endommagés. Des klaxons ont résonné dans la capitale par solidarité avec l'opposition, alors que les contestataires scandaient "Va-t'en !"

La Commission européenne a fait savoir mardi qu'elle réexaminait ses relations avec la Biélorussie "en raison des événements malheureux en relation avec l'élection présidentielle de dimanche".

À Vilnius, le gouvernement lituanien a déclaré que Svetlana Tikhanovskaïa semblait avoir été soumise à des pressions du pouvoir biélorusse. L'ex-candidate à la présidence, âgée de 37 ans, a démenti avoir été contrainte de quitter la Biélorussie.

Avec Reuters

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