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Le porte-hélicoptères français Tonnerre à Beyrouth pour aider à la reconstruction

La ministre française des Armées, Florence Parly, à bord du porte-hélicoptères Tonnerre, dans le port de Beyrouth, au Liban, vendredi 14 août.
La ministre française des Armées, Florence Parly, à bord du porte-hélicoptères Tonnerre, dans le port de Beyrouth, au Liban, vendredi 14 août. © Joseph Eid, AFP
6 mn

Le porte-hélicoptères français Tonnerre est arrivé vendredi au port de Beyrouth, où il doit participer aux travaux de reconstruction après l'explosion dévastatrice du 4 août. En visite à bord, la ministre française des Armées, Florence Parly, a réaffirmé "la force et la profondeur" de la solidarité de la France vis-à-vis des Libanais.

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La ministre française des Armées, Florence Parly, s'est rendue, vendredi 14 août, sur le porte-hélicoptères Tonnerre, quelques heures après l'arrivée du navire au port de Beyrouth. Déployé au Liban dix jours après l’explosion dévastatrice qui a frappé la capitale libanaise, le bâtiment militaire français doit participer aux travaux de reconstruction.

"Je suis venue affirmer aujourd'hui la force et la profondeur de notre solidarité avec les Libanais et la force de ce lien qui ne se démentira jamais", a déclaré Florence Parly, au deuxième jour de sa visite à Beyrouth, ajoutant que l'ensemble de l'opération française de soutien au Liban avait été baptisée "Amitié".

Alors que les manifestations continuent au Liban contre un pouvoir jugé corrompu, la ministre a tenu a préciser l'engagement de la France au coté du peuple : "L'aide internationale doit parvenir à chacun, de manière efficace et transparente. Le président de la République (française), comme tous les participants à la conférence du 9 août, s'y est engagé."

>> À lire aussi : "Pénurie alimentaire, risques sanitaires… L’aide humanitaire cruciale pour l’avenir du Liban"

L'arrivée du porte-hélicoptères amphibie vient compléter le dispositif d'aide mis en place par la France, qui a déjà effectué huit vols militaires à destination de Beyrouth.

"Ce porte-hélicoptères tient à la fois de la merveille technologique mais aussi de la bête de somme", a déclaré la ministre des Armées.

"C'est à la fois un aéroport pour les hélicoptères qu'il abrite et qui peuvent très rapidement intervenir vers la terre, mais c'est aussi un port qui déploie des chalands de débarquement et c'est une capacité de transport considérable. C'est enfin un bâtiment muni de plusieurs équipements dont un hôpital de 50 lits."

Le Tonnerre compte environ 700 militaires à son bord, parmi lesquels des soldats du génie, des plongeurs démineurs ou des sapeurs sauveteurs. Il transporte également des tonnes de farine, de médicaments, de matériaux de construction offerts par des entreprises françaises.

Un autre navire, le bateau roulier Calao, arrivera dans quelques jours à Beyrouth, a précisé Florence Parly.

Un deuxième mort français recensé

Alors que le bilan de la double explosion a dépassé les 170 morts, un deuxième ressortissant français a été recensé parmi les personnes décédées, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.

À ce jour, 93 blessés de nationalité française ont par ailleurs été dénombrés parmi les plus de 6 500 blessés dénombrés par les autorités libanaises, a précisé une de ces sources.

En France, l'enquête, qui avait été ouverte par le parquet de Paris compte tenu de la présence de victimes françaises, a par ailleurs été confiée mardi à deux juges d'instruction, a indiqué le parquet de Paris, confirmant une information de BFMTV.

L'information judiciaire, menée par des magistrats du pôle spécialisé du tribunal de Paris pour les accidents collectifs, a été ouverte pour des chefs d'"homicides involontaires" et "blessures involontaires", a-t-il précisé.

Un premier mort français avait été rapidement identifié parmi les victimes, l'architecte Jean-Marc Bonfils, installé au Liban, où il avait pris part notamment à des projets de restauration de bâtiments détruits par la guerre, selon la ministre de la Culture.

Des enquêteurs français sur place

Dans les jours qui ont suivi la catastrophe, provoquée par une énorme quantité de nitrate d'ammonium stockée dans un entrepôt, des enquêteurs français de la police scientifique et judiciaire ont été dépêchés à Beyrouth. Leur mission vise notamment à participer à l'identification des victimes et à la reconstitution des événements, dans le cadre d'une coopération avec les autorités libanaises.

Ces dernières continuent de rejeter une enquête internationale malgré les voix qui s'élèvent au Liban et à l'étranger en ce sens. Des experts de l'ONU ont réclamé une enquête indépendante et rapide, exprimant leur inquiétude devant "l'impunité" dont bénéficient selon eux les responsables politiques libanais.

Les autorités libanaises ont nommé le juge Fadi Sawan, connu selon des sources judiciaires pour son indépendance et sa probité, pour mener l'enquête sur les causes de l'explosion.

Jeudi, les États-Unis ont annoncé que la police fédérale américaine (FBI) allait se joindre aux enquêteurs, "à l'invitation" des autorités libanaises.

Avec Reuters et AFP

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