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Les voyageurs allant au Royaume-Uni pris au dépourvu par les mesures de quarantaine

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Paris (AFP)

"Je m'y attendais, mais là, c'est très soudain": les voyageurs se pressaient vendredi sur le quai d'embarquement de l'Eurostar, gare du Nord à Paris, à la veille de la mise en place d'une nouvelle quarantaine voulue par le Royaume-Uni pour les voyageurs arrivant de France.

"Non, je ne peux pas répondre aux questions, je suis en méga stress, désolée!", lâche une mère de famille à l'accent anglais.

L'annonce, tombée en pleine nuit, a pris tout le monde de court: les voyageurs arrivant de France au Royaume-Uni devront observer à partir de samedi une quarantaine de deux semaines, a indiqué jeudi le gouvernement britannique, s'attirant immédiatement la promesse d'une "mesure de réciprocité" de la part de Paris.

Cameron Kenneally, larges lunettes et cheveux colorés, a dû écourter son passage en France. "Je voyage beaucoup en France car mon copain est français. J'ai dû changer mes billets au dernier moment."

Il est soulagé d'avoir pu échanger son billet car pour lui il ne peut pas se permettre d'être en quarantaine, explique-t-il. "Mon travail ne me permet de prendre qu'une semaine de vacances à la fois. Je pense qu'on ne se reverra pas avant septembre ou octobre..."

"Je m'y attendais, mais là, c'est très soudain. C'est venu d'un coup, en moins de 48 heures", s'étonne William Robertson, jeune homme au français impeccable venu voir ses parents habitant dans l'Hexagone.

"C'est agaçant, mais c'est justifié. C'était juste compliqué pour prendre des places hier sur le site de l'Eurostar, tout le monde était connecté en même temps", ajoute-t-il.

Si la mesure ne surprend pas, c'est la façon dont elle est mise en place qui interpelle. Pour Sacha Wellborn, grand barbu, passeport britannique à la main, "on comprend la mesure mais elle semble improvisée."

- "Passer entre les gouttes" -

Louisa McMillan et Phoenix Okeefe, deux jeunes femmes sirotant leurs cafés glacés, sont du même avis: "On s'y attendait mais on pensait que ça arriverait dans quelques semaines. On a de la chance que notre train parte aujourd'hui".

"Le gouvernement devait le faire", estime Kerlsey Strain en pianotant sur son smartphone. "Les annonces sont assez effrayantes, je pensais que la gare serait bondée. Je ne vais sûrement pas revenir bientôt!"

Du côté des Français qui se rendent outre-Manche, certains n'étaient même pas au courant de la mesure et pour tout le monde c'est la grande incertitude puisque la France n'a pas encore annoncé la date d'entrée en vigueur de la quarantaine.

"J'ai peur d'être quatorzainé (sic), mais je n'y ai pas trop réfléchi", avoue Neal Babaci, qui n'avait pas envie de renoncer à son week-end londonien.

Même constat de Sydney Louemba pris au dépourvu: "On a peur de se reconfiner", soupire-t-il en regardant les trains au départ. "On n'a pas d'infos. Peut-être qu'on pourra faire la quarantaine chez nous, heureusement on n'a pas de problème pour faire du télétravail."

"Je dois revenir d'Angleterre lundi matin, je pense pouvoir passer entre les gouttes", espère Alexandre Libaud, la vingtaine.

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