C1: Lyon "peut battre n'importe quelle équipe", assure Juninho

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Lisbonne (AFP)

Le directeur sportif de Lyon Juninho a salué dimanche la prise de conscience et la maturité d'un groupe qui enchaîne les exploits en Ligue des champions. Aujourd'hui, "on peut battre n'importe quelle équipe", assure le Brésilien, même le grand Bayern qu'il affronte mercredi en demi-finale.

Q: Lyon a battu deux favoris pour le titre, la Juventus en 8es et Manchester City en quarts (3-1), samedi à Lisbonne. Comment expliquez-vous cette épopée ?

R: "Le groupe a pris beaucoup de maturité depuis un moment. Ne pas pouvoir terminer le championnat (arrêté en raison de la pandémie, ndlr) lui a mis un coup. On savait qu'on pouvait faire beaucoup mieux que la septième place. Après la reprise, la préparation était différente. J'ai senti que les joueurs étaient beaucoup plus matures, avec l'envie de travailler, de jouer les uns pour les autres. Bien sûr qu'on a eu de la réussite. Mais on a aussi dégagé beaucoup d'énergie. Le talent vient après le travail au jour le jour et l'esprit collectif. Pour la demi-finale, sur un match, la préparation mentale est plus facile. Sur un match, c'est plus difficile d'être favori. Si on joue comme ça, on peut battre n'importe quelle équipe."

Q: Le Bayern, qui a atomisé le FC Barcelone (8-2), semble encore plus fort...

R: "Le Bayern nous a donné une leçon de football contre le Barça, dans tous les domaines: le pressing haut, la possession, le travail sans ballon... Le Bayern, c'est un exemple depuis longtemps, une inspiration. Mais si on regarde bien le match, le Barça a eu des occasions, avant que ça déroule. Il a manqué au Barça cette agressivité, cette humilité. Je pense qu'on devra faire plus dans ces domaines. Comme tout le monde du football, j'ai été surpris par le résultat, par la domination du Bayern. Il y a de qualité partout. Après, tu ne perds jamais avant le match. Il faut continuer le travail, avec humilité. D'ici à mercredi, physiquement, on va être très bien. Après, on verra sur le terrain."

Q: Physiquement, Lyon a montré qu'il était en forme, malgré la longue interruption. Pourquoi l'OL va-t-il aussi bien ?

R: "Notre préparation en début de saison, peut-être par manque d'expérience de Sylvinho (limogé en octobre), n'était pas bonne. On a vu en championnat une équipe qui ne pouvait pas tenir 90 minutes sous haute intensité. Aujourd'hui, on arrive à le faire. Quand je suis revenu au club après dix ans (en 2019), le rythme d'entraînement m'avait surpris. Le rythme d'entraînement, c'est le match. Notre équipe était irrégulière, et il n'y avait pas cette âme collective que les supporters demandent. La différence, c'est le rythme qui a augmenté, la conscience des attaquants qu'il faut défendre aussi. Ce sont des choses simples. On doit encore progresser. Le grand mérite revient à Rudi (Garcia) et au staff, c'est la prise de conscience et la maturité des joueurs."

Propos recueillis durant un point-presse