Nkunku, ancien du PSG: bons baisers de Leipzig!

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Lisbonne (AFP)

"J'avais rêvé de devenir un jour capitaine du Paris SG", a avoué récemment Christopher Nkunku, parti de Paris par manque de temps de jeu, et aujourd'hui atout maître de Leipzig avant la demi-finale de Ligue des champions mardi contre son ancien club.

Ce milieu offensif virevoltant de 22 ans vient de réaliser une énorme saison en Bundesliga, avec cinq buts et surtout 15 passes décisives... tranquillement dissimulé dans l'ombre de la star Timo Werner, l'homme aux 28 buts en championnat.

Mais le départ de l'international allemand pour Chelsea avant ce "Final 8" a brusquement changé la donne: à Lisbonne, le RB a fait placarder 1.400 affiches pour se présenter au public, et a choisi, comme figure de proue sur la photo, le jeune Français né à Lagny-sur-Marne, pur produit de la formation du Paris SG.

Du coup, la presse allemande semble le découvrir: "Nkunku peut-il faire oublier Werner?", titre le site NTV.de, qui commente: "Ce garçon de 22 ans doit et va devenir la prochaine topstar du RB, et la moitié de l'Europe se battra pour l'engager d'ici un an ou deux (...) il est le meilleur footballeur de Leipzig depuis Naby Keita", parti à Liverpool en 2018 pour 65 millions d'euros.

- "Le RB vit football" -

Nkunku, pour l'instant, ne regrette pas une seconde son choix d'avoir quitté la capitale française, où la concurrence avec les stars le reléguait sur le banc. "Le RB pense football, le RB vit football, le RB respire football, je me suis senti ici tout de suite au bon endroit", disait-il à l'Equipe, quelques mois après son arrivée en Saxe.

Julian Nagelsmann, son entraîneur, l'a dit en arrivant à Lisbonne, le départ de Werner va permettre à des garçons jusqu'ici moins visibles de se hisser à un autre niveau. Nkunku en fait partie: "Dans sa classe d'âge, dit le coach, il est dans le top européen. Il faut juste qu'il continue ce qu'il a fait en championnat et qu'il joue l'esprit libre".

"C'est un joueur très mobile dans les petits espaces, très technique, dynamique, physique, avec un tir exceptionnel", décrypte Nagelsmann, qui lui voit pourtant une marge d'amélioration à l'approche du but: "Il lui arrive encore souvent de faire une très bonne passe en profondeur puis de regarder, au lieu de suivre pour aller lui-même marquer un but".

- Chambré par Mbappé -

Cette demi-finale est pour Nkunku l'occasion de donner des regrets à Tuchel, qui l'a très peu utilisé. Et de se venger gentiment des moqueries de collégiens de ses camarades lorsqu'il est arrivé dans le groupe pro, à 17 ans.

Sa propension à légender ses photos Instagram par des citations "philosophiques" a notamment beaucoup fait rire son "grand frère" Presnel Kimpembe, Kylian Mbappé et les internautes sur les réseaux sociaux. Les chambreurs l'ont aussi titillé sur sa phobie de l'avion et des ascenseurs...

Sur le terrain, son histoire avec le Paris SG s'est mal terminée: le soir de la finale de Coupe de France 2019 perdue contre Rennes (2-1, 6-5 t.a.b.), c'est lui qui manque le dernier tir au but en expédiant le ballon largement au-dessus.

Mardi soir, le Paris SG saura si son choix des stars contre les jeunes talents a été payant.

Nkunku n'est en effet que l'un des représentants de cette génération de jeunes pousses Parisiennes exilées faute de temps de jeu, au même titre que des Jean-Kevin Augustin, lui aussi acquis par Leipzig avant d'être prêté à Monaco puis Leeds, Tanguy Nianzou Kouassi, qui vient de signer au Bayern, Moussa Diaby, qui brille à Leverkusen, où même Kingsley Coman, qui pourrait retrouver son club formateur en finale avec le Bayern...