Pour Macron, la reprise des négociations de paix au Proche-Orient reste "une priorité"

Le président Emmanuel Macron lors d'une visio-conférence depuis le Fort de Bregançon, le 11 août 2020
Le président Emmanuel Macron lors d'une visio-conférence depuis le Fort de Bregançon, le 11 août 2020 © Daniel Cole, AFP

Trois jours après la signature d'un accord entre les Émirats arabes unis et Israël, Emmanuel Macron a affirmé, dimanche, à Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, que la reprise des négociations de paix restait "une priorité". 

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Emmanuel Macron s'est entretenu, dimanche 16 août, avec le président palestinien Mahmoud Abbas, à qui il a affirmé que la reprise des négociations de paix au Proche-Orient restait "une priorité". Un entretien qui s'est tenu trois jours après l'annonce d'un accord de normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis, saluée par Paris mais fustigée à Ramallah.

"Je lui ai dit ma détermination à œuvrer pour la paix au Proche-Orient", a affirmé le chef de l'État dans un message publié sur Twitter.

Emmanuel Macron plaide pour "une solution juste" 

"La reprise des négociations pour parvenir à une solution juste et respectueuse du droit international reste une priorité", a-t-il ajouté.

Vendredi, Emmanuel Macron avait salué "la décision courageuse des Émirats arabes unis", au lendemain de l'accord de normalisation, en souhaitant "qu'elle contribue à l'établissement d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens".

Selon l'agence palestinienne officielle Wafa, le président Abbas a rappelé à Emmanuel Macron que "les Émirats arabes unis, comme tout autre pays d'ailleurs, ne pouvaient parler au nom du peuple palestinien" et que son autorité "n'allait pas accepter que la cause palestinienne soit utilisée comme une excuse pour justifier la normalisation".

Les Émirats avaient suggéré à ce propos qu'un accord de normalisation avec Israël permettait d'empêcher le projet d'annexion israélien en Cisjordanie.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s'était, de son côté, félicité de la "décision prise dans ce cadre" par l'État hébreu de "suspendre l'annexion de territoires palestiniens", qui doit selon lui "permettre la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens en vue de l'établissement de deux États dans le cadre du droit international et des paramètres agréés".

La "question palestinienne" évoquée entre les deux dirigeants

D'après Wafa, Emmanuel Macron a invité à Paris Mahmoud Abbas pour des "consultations" sur la "question palestinienne". Le président palestinien a donné "son accord" à cette proposition "à condition que la date soit établie rapidement", selon l'agence palestinienne.

Les Émirats arabes unis et Israël ont convenu, jeudi, de normaliser leurs relations, dans le cadre d'un accord historique négocié par les États-Unis et qui, une fois signé, ferait d'Abou Dhabi le troisième pays arabe à suivre cette voie depuis la création de l'État hébreu, après l'Égypte (1979) et la Jordanie (1994).

Avec AFP

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