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France : le nombre de féminicides en hausse en 2019, selon les chiffres officiels

Des manifestantes lors d'un rassemblement contre les violences faites aux femmes, à Paris, le 6 juillet 2019.
Des manifestantes lors d'un rassemblement contre les violences faites aux femmes, à Paris, le 6 juillet 2019. © Martin Bureau, AFP
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Selon le ministère français de l'Intérieur, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon en 2019 – soit 25 de plus qu'en 2018 –, majoritairement au domicile du couple, de la victime ou de l'auteur.

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Cent-quarante-six femmes ont été tuées en 2019 en France par leur conjoint ou ex-compagnon, soit 25 de plus que l'année précédente, selon les chiffres de l'enquête de la délégation aux victimes rendus publics lundi par le ministère de l'Intérieur.

Vingt-sept hommes ont également été tués au sein du couple, soit 173 décès au total. Cela représente en moyenne un décès tous les deux jours. 2019 a pourtant été une année de sensibilisation sur le sujet, déclaré "grande cause du quinquennat" d'Emmanuel Macron, avec notamment un Grenelle contre les violences conjugales à l'automne.

>> À lire aussi : "Lutte contre les violences conjugales : retour sur 30 années de combat"

Selon l'étude, la victime est en général une femme, de nationalité française, âgée de 30 à 49 ans ou de plus de 70 ans et n'exerçant pas ou plus d'activité professionnelle. Après le Grenelle de l'automne, le Parlement a adopté définitivement fin juillet une proposition de loi destinée à mieux "protéger les victimes de violences conjugales".

Le Grenelle "a permis une vraie prise de conscience et une mobilisation de toute la société face aux violences conjugales. Avant le Grenelle, 8 % de la population connaissait le 39 19 (numéro d'aide, NDLR) ; c'est désormais plus de 64 %", insiste Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté dans un communiqué cosigné avec le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin, et la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Élisabeth Moreno. "Mieux repérer et mieux protéger les victimes, mieux sanctionner les agresseurs constituent dès lors (...) mes priorités", assure cette dernière.

Une majorité d'homicides au domicile du couple

Ce texte, qui introduit notamment une exception au secret médical en cas de "danger immédiat", constitue le deuxième volet législatif d'un arsenal qui se veut offensif contre les violences au sein des familles. Une première série de mesures avait déjà été adoptée fin 2019, dont la généralisation du bracelet antirapprochement contre les conjoints et ex-conjoints violents qui devrait être mise en place en septembre.

Selon l'étude, la majorité (76 %) des homicides ont lieu au domicile du couple, de la victime ou de l'auteur, 31 % sont motivés par une dispute et 20 % par une séparation non acceptée. Selon les chiffres fournis par le ministère, 36 % des homicides ont été commis par arme blanche et 24 % par arme à feu.

De son côté, le collectif "Féminicides par compagnons ou ex" a recensé 152 cas en 2019. Sur cette base, l'AFP a opéré des vérifications pendant toute l'année 2019 auprès des services de police et gendarmerie, magistrats, avocats, maires ou proches des auteurs et victimes. Au total, l'AFP a décompté au moins 126 cas l'année dernière. Dans une dizaine de cas supplémentaires, les enquêtes n'ont pas permis de démontrer qu'il s'agissait bien d'un féminicide.

Depuis janvier 2020, au moins 46 féminicides présumés ont été recensés, selon un décompte de l'AFP.

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Avec AFP

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