C1: rares mais heureux, les supporters du PSG jubilent à Lisbonne

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Lisbonne (AFP)

Peu nombreux à braver les restrictions sanitaires pour se rassembler à Lisbonne, quelques supporters ont quand même exulté en assistant à la victoire du Paris SG dans divers bars de la capitale portugaise, mardi en demi-finale de la Ligue des champions face à Leipzig (3-0).

"On est en finale!" et "Merci Paris", a scandé au coup de sifflet final la petite foule rassemblée dans un bar sportif du centre de Lisbonne devenu le repère des supporters de passage et des expatriés français férus de football.

"On est venus à Lisbonne et on a écrit l'histoire du football français", s'est écrié Youssef Regragui, un fan de 37 ans venu exprès de Sochaux.

"Cela fait des années qu'on voulait rivaliser avec les grands clubs d'Europe", a commenté à l'AFP Frédéric Mamotte, expatrié au Portugal depuis cins mois, en se projetant déjà sur la finale qui opposera dimanche le PSG au vainqueur de la deuxième demi-finale entre le Bayern Munich et l'Olympique lyonnais, jouée mercredi.

- "Beau pour la France" -

"Si on joue Lyon ce serait vraiment beau pour la France", a ajouté ce commercial de 34 ans, d'autant que l'OL serait selon lui un adversaire moins redoutable que "l'ogre allemand".

Pour Stéphane Bourgade, patron de l'établissement, la Ligue des champions a réveillé "une vraie ferveur" au sein des supporters de Paris et Lyon, qu'ils soient "supporters, expatriés ou vacanciers".

Tout en essayant de faire respecter les gestes barrière à sa clientèle, quelque 150 personnes logées dans un local de 180 mètres carré, ce Français de 55 ans se montre indulgent envers ceux qui viennent pour "vivre l'émotion du football après des mois de frustration".

Une heure et demi avant le coup d'envoi, ils étaient quelques dizaines de supporters du PSG à accueillir les champions de France à l'arrivée de leur bus au stade de la Luz. Tenus à distance par la police locale, certains d'entre eux ont quand même pu déployer une banderole où l'on lisait "Lisboa sera rouge et bleue".

Christophe Villat était l'un des rares fans à avoir fait le déplacement au Portugal spécialement pour suivre son équipe au plus près. "J'étais chaud pour venir dès que ce format a été annoncé et je pensais qu'il se passerait des choses, mais en fait c'est un peu mort", a témoigné ce jeune homme de 33 ans venu d'Angoulême.

- "Peur du Covid" -

"Les gens ont peur du Covid" et les fans n'ont "aucun accès" aux matches ou aux entraînements de leurs équipe, ni même à une quelconque "fan zone", a fait valoir Patricia Marquis, une supportrice de 46 ans qui s'avoue "déçue" par l'absence d'une ambiance plus festive à Lisbonne.

En raison de la pandémie de coronavirus, les rassemblements de plus de dix personnes et la consommation d'alcool dans les espaces publics sont interdits dans toute la région métropolitaine de Lisbonne.

"C'est compliqué de vivre comme ça un moment historique" pour le club français, qui jouait mardi sa première demi-finale de C1 depuis 1995, a ajouté cette supportrice qui a "fait la fête pendant trois jours" à Bruxelles en 1996 pour célébrer la victoire du PSG en finale de Coupe des coupes face au Rapid Vienne.

Côté Allemand, Leipzig a compensé l'absence de supporters à Lisbonne en s'offrant des milliers d'encarts publicitaires avant le début du "Final 8" dans les rues de la ville pour faire connaître son équipe... avec l'ancien Parisien Christopher Nkunku en tête d'affiche!