Au Mali, l'opposition travaillera avec la junte pour une transition politique

Manifestation à l'initiative du M5-RFP le 11 août 2020 au Mali.
Manifestation à l'initiative du M5-RFP le 11 août 2020 au Mali. © AFP - Annie Risemberg

La coalition d'opposition du M5-RFP a déclaré, mercredi, qu'elle était prête à élaborer "une feuille de route" avec le Comité national pour le salut du peuple, créé par les militaires, qui ont pris le pouvoir, et "toutes les forces vives" du Mali.

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Au Mali, l'opposition s'est félicitée, mercredi 19 août, du coup d'État militaire de la veille, estimant qu'il avait "parachevé" sa lutte pour obtenir le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta et se disant prête à élaborer avec la junte une transition politique.

La coalition d'opposition du M5-RFP "prend acte de l'engagement" du Comité national pour le salut du peuple (CNSP)", créé par les militaires désormais au pouvoir, "d'ouvrir une transition politique civile", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle "entreprendra toutes les initiatives" pour "l'élaboration d'une feuille de route dont le contenu sera convenu avec le CNSP et toutes les forces vives du pays". Elle s'est dite prête à fêter, vendredi, "la victoire du peuple malien". 

Retrait de l'imam Dicko

En fin de journée, un porte-parole de l'imam Mahmoud Dicko, un prédicateur salafiste considéré comme l'un des chefs de file de la contestation, a annoncé que ce dernier avait décidé de se retirer de la vie politique, après une rencontre avec des représentants des putschistes. Si aucune précision n'était disponible dans l'immédiat sur ce retrait, il suggère qu'au moins une partie de l'opposition se satisfait de la promesse des mutins de rétablir la stabilité politique.

Un colonel de l'armée malienne, Assimi Goita, s'est présenté, mercredi, comme le nouvel homme fort à Bamako. Si l'opposition malienne lui est favorable, il  ne pourra toutefois pas compter sur la moindre indulgence de la communauté internationale, qui a unanimement condamné le putsch, réclamant le retour à l'ordre constitutionnel et la libération du président Keïta, arrêté mardi par les militaires.

La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui a tenté sans succès de résoudre la crise, qui frappe le Mali depuis juin, a suspendu ce pays avant une réunion extraordinaire de ses chefs d'État, jeudi, pour évoquer la question. 

Avec AFP et Reuters

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