C1 dames: Irene Paredes, la cote basque du Paris SG

Bilbao (Espagne) (AFP)

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Retour vers le futur! Partie du Pays basque espagnol pour franchir un cap, la capitaine du Paris SG Irene Paredes y revient avec l'objectif de remporter la Ligue des champions, un épisode forcément "très spécial" pour l'ex-défenseure de la Real Sociedad et de l'Athlétic Bilbao.

"Ca va être très spécial", une expérience "unique" à vivre, sourit l'Espagnole de 29 ans, confiant à l'AFP avoir conservé "des très bons amis" à Bilbao et Saint-Sébastien, terres d'accueil d'un tournoi final (21-30 août) inédit et prévu à huis clos en raison du nouveau coronavirus.

Née à Legazpi, à une heure de route des deux villes, cette amatrice de judo et de randonnée a poussé "très petite" ses premiers ballons dans cette commune de 8.000 habitants, où elle pratiquait également l'athlétisme à un bon niveau.

"Mais quand je suis arrivée à la Real Sociedad, je ne pouvais pas faire les deux, donc j'ai fait un choix", rembobine la défenseure centrale, titulaire d'un premier contrat professionnel à 17 ans dans le club de Saint-Sébastien.

En trois saisons (2008–2011), elle parvient à s'imposer sous le maillot bleu et blanc malgré des débuts difficiles. Ses performances tapent dans l'oeil du voisin et rival, l'Athletic Bilbao, au palmarès déjà riche de quatre titres en championnat d'Espagne.

Entre les deux clubs, "c'est le derby, donc c'était compliqué de partir. Mais à ce moment-là, je suis partie pour gagner des titres", explique celle qui cumule désormais une soixantaine de sélections avec l'équipe d'Espagne, en plus des capes obtenues avec la sélection basque, non officielle.

- Compétitrice jusqu'aux entraînements -

A Bilbao, la N.14 inaugure son armoire à trophées avec un titre de championne d'Espagne acquis en 2016 avec un petit point d'avance sur les filles du Barça, quadruples tenantes du titre. Au passage, la défenseure ponctue de neuf buts sa dernière saison à l'Athletic.

"C'était incroyable, surtout avec la philosophie de Bilbao, où on ne peut jouer qu'avec des joueuses basques! C'était encore plus compliqué vu comment Barcelone et l'Atlético (Madrid) recrutaient fortement, avec des étrangères notamment", se souvient-elle.

Plutôt que de rester dans sa "zone de confort", près de sa famille restée à Legazpi, Paredes quitte les Basques pourtant qualifiées en Ligue des champions, cédant aux sirènes du PSG.

"Le choix n'était pas facile. Mais je voulais continuer à m'améliorer, augmenter mon niveau", explique la joueuse, non francophone à son arrivée dans la capitale. A Paris, "tout était différent: la langue, la culture, les entraînements, la manière de comprendre le foot. Cela a pris un peu de temps mais ça va".

Au PSG, où son contrat court jusqu'en 2021, Paredes est décrite comme "la grande sportive de l'équipe, la plus rigoureuse, celle qui finit toujours première les exercices", une capitaine modèle proche de la gardienne chilienne Christiane Endler, également hispanophone.

Le 22 août avec ses coéquipières, elle affrontera Arsenal en quart de finale à Saint-Sébastien. Savoir que la demi-finale se jouera à Bilbao lui donne-t-elle encore plus envie de gagner?

"Déjà c'est une grande motivation d'aller en demi-finale, c'est le plus important", coupe l'ancienne joueuse de l'Athletic. "Après si on peut jouer à Bilbao, au San Manés, ça serait top...", ajoute-t-elle.

Finaliste de la C1 dès sa première saison en France, contre Lyon en juin 2017, elle ne cache pas son ambition. "On veut gagner la Champions", l'équipe "s'entraîne pour ça, on bosse à fond et on va tout donner".