Laporte veut que la FFR devienne co-propriétaire du Stade de France

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Carqueiranne (France) (AFP)

Le président de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte, candidat à sa réélection, veut que l'instance devienne copropriétaire du Stade de France en 2025, a-t-il expliqué mercredi lors de son premier meeting de campagne.

"Doter la FFR de son propre stade, à coût raisonnable, en devenant propriétaire du Stade de France en 2025": la mesure fait partie du projet du candidat Laporte, présenté mercredi à Carqueiranne, dans le Var.

L'Etat, propriétaire du Stade de France, a indiqué en 2019 ne pas vouloir prolonger au-delà de 2025 la concession d'exploitation avec le consortium formé par les constructeurs Vinci et Bouygues, et souhaite une meilleure implication des fédérations de foot et de rugby, liées au consortium par une convention pour y recevoir les matches des Bleus.

"Non, nous ne voulons pas le racheter", s'est ensuite contredit Laporte, interrogé sur ce projet. "Nous voulons faire partie d'une équipe qui va avoir le Stade de France et le gérer. Pourquoi pas une équipe avec d'autres fédérations mais surtout avec des gens qui savent le gérer. Ce n'est pas notre métier de gérer un stade donc nous sommes en discussion avec certaines personnes", a-t-il encore dit.

Conclu le 29 avril 1995, le contrat entre l'Etat et le Consortium Stade de France, formé par Vinci et Bouygues, prévoyait que ce dernier construise l'enceinte en échange d'une concession sur 30 ans. Un modèle qui s'est révélé coûteux pour les finances publiques: non seulement l'Etat a investi 191 millions d'euros sur les 361 qu'ont coûté le stade, mais il a aussi versé l'équivalent de 115 millions d'euros au consortium, en guise d'indemnité pour absence de club résident.

Le choix du futur modèle se pose alors que le Stade de France sera au coeur les Jeux olympiques de Paris-2024.