Des tags "négationnistes" découverts dans la ville martyr d'Oradour-sur-Glane

Le village d'Oradour-sur-Glane, photographié le 30 août 2013.
Le village d'Oradour-sur-Glane, photographié le 30 août 2013. © Thierry Zoccolan, AFP

Le Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane, village martyr de la Seconde Guerre mondiale, a été tagué avec des "inscriptions négationnistes", selon les mots du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Un acte "inqualifiable" dénoncé par le président Emmanuel Macron, qui assure que "tout sera fait" pour que les auteurs soient traduits en justice.

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Une enquête a été ouverte par le parquet de Limoges après la découverte, vendredi 21 août, d'"inscriptions négationnistes" sur le Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), théâtre d'un terrible massacre en juin 1944.

Sur une photo mise en ligne par Le Populaire du Centre, on voit le mot "martyr" rayé à la peinture, une bâche bleue couvrant des inscriptions. Selon le journal, "le mot 'menteur' a été ajouté ainsi qu'une référence à un révisionniste et à des théories qui régulièrement refont surface à propos du village martyr haut-viennois".

Un "acte inqualifiable"

Le président Emmanuel Macron a condamné samedi avec "la plus grande fermeté cet acte inqualifiable". "Il apporte tout son soutien au maire et à la commune. Il leur assure que tout sera fait pour que les auteurs de cet acte soient traduits en justice", a communiqué l'Élysée.

Dans un tweet, le Premier ministre Jean Castex a assuré vendredi que "tout est mis en œuvre pour que les auteurs de ces actes infâmes en répondent devant la justice". "J'ai appris avec colère et consternation la dégradation du Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane. Souiller ce lieu de recueillement, c'est aussi salir la mémoire de nos martyrs", ajoute-t-il.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a évoqué de son côté dans un tweet des "inscriptions négationnistes" et parle de "crachat sur la mémoire de nos martyrs".

Le 10 juin 1944, la division SS Das Reich avait tué 642 villageois à Oradour-sur-Glane. Les Allemands avaient rassemblé les hommes dans les granges du village et les avaient fusillés. Ils avaient regroupé femmes et enfants dans l'église avant d'y mettre le feu.

Le Centre de la mémoire, ouvert en 1996, explique aux visiteurs des ruines du village martyr, environ 300 000 personnes chaque année, le contexte du massacre.

Avec AFP

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