Biélorussie : l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa ne se présentera pas en cas de nouveau scrutin

L'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa s'adresse à ses compatriotes depuis Vilnius, le 21 août 2020.
L'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa s'adresse à ses compatriotes depuis Vilnius, le 21 août 2020. © Sviatlana Tsikhanouskaya Headquarters, Reuters

L'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa, qui a constitué la plus grande menace pour le président Alexandre Loukachenko depuis que celui-ci a accédé au pouvoir en 1994, a déclaré dans un entretien qu'elle ne se porterait pas candidate si un nouveau scrutin venait à être organisé.

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Depuis la Lituanie où elle s'est réfugiée, l'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa s'est adressée vendredi 21 août à ses compatriotes. Dans un entretien, elle a déclaré qu'elle ne serait pas candidate en cas de nouveau scrutin.

"Je n'ai pas prévu de me présenter moi-même", a-t-elle dit dans un entretien à Belsat TV à la question de savoir si son mari ou elle envisageaient de se porter candidats si une nouvelle élection présidentielle était organisée, comme l'opposition l'a souhaité.

Sortie de l'ombre après l'arrestation en mai de son mari Sergueï Tikhanovski, un blogueur très connu qui s'était porté candidat, Svetlana Tikhanovskaïa a constitué la plus grande menace pour le président Alexandre Loukachenko depuis que celui-ci a accédé au pouvoir en 1994. Elle se trouve désormais à Vilnius depuis que son adversaire a revendiqué une large victoire après le scrutin du 9 août.

Svetlana Tikhanovskaïa, âgée de 37 ans, a dit en avoir "plus qu'assez" de la politique, en réponse à une question en ce sens. L'ancienne professeure d'anglais n'était pas censée devenir la cheffe de file de l'opposition biélorusse, mais l'arrestation de son mari et l'exclusion d'autres candidats ont fait d'elle la principale rivale d'Alexandre Loukachenko.

"Ne vous laissez pas berner par les intimidations"

L'opposante a appelé vendredi à des nouvelles manifestations en Biélorussie dans le but de contraindre les autorités à organiser un nouveau scrutin. Elle a aussi exhorté ses partisans à intensifier les grèves dans les usines. "Je vous demande de continuer et d'étendre les grèves", a-t-elle dit dans son allocution. "Ne vous laissez pas berner par les intimidations."

La Biélorussie est confronté à la plus grave crise politique depuis l'effondrement de l'Union soviétique, des dizaines de milliers de manifestants exprimant dans les rues leur mécontentement après la réélection d'Alexander Loukachenko lors de l'élection présidentielle du 9 août, qu'ils estiment avoir été truquée.

Avec Reuters

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