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De retour en RD Congo, l'opposant Martin Fayulu réclame réformes et élections anticipées

Martin Fayulu lors d'une manifestation le jour de l'Indépendance, le 30 juin 2019.
Martin Fayulu lors d'une manifestation le jour de l'Indépendance, le 30 juin 2019. © Alexis Huguet, AFP
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Des milliers de personnes ont accueilli samedi à Kinshasa l'opposant Martin Fayulu. Lors d'un meeting, le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 a appelé à des élections anticipées et des réformes en profondeur en République démocratique du Congo.

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Des réformes et des élections anticipées. C'est ce que Martin Fayulu a réclamé samedi 22 août lors de son retour en RD Congo où des tensions ont éclaté il y a quelques mois au sein de la coalition au pouvoir.

Le candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 a été accueilli par plusieurs milliers de personnes à l'aéroport. L'affluence était telle qu'il a dû parcourir à pied, pendant plus de cinq heures, les sept kilomètres qui le séparaient du lieu où il a présidé une réunion publique.

"Notre agenda actuel est de faire des réformes et aller à des élections anticipées. La crise est bien là, rien ne va au sein de leur coalition où chacun veut avoir sa cour constitutionnelle, chacun veut avoir sa commission électorale pour frauder", a déclaré Martin Fayulu devant une foule acquise à sa cause.

Le président Félix Tshisekedi dirige la RDC en coalition avec les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila réunies au sein de la plateforme Front commun pour le Congo (FCC).

Depuis mars 2020, la coalition au pouvoir est confrontée à des tensions persistantes liées notamment à la réforme au sein du pouvoir judiciaire et à la désignation des nouveaux animateurs de la commission électorale.

En juillet, des manifestations ont été organisées pour dénoncer l'entérinement par l'Assemblée nationale d'un nouveau président de la Commission électorale, Ronsard Malonda, accusé d'être proche de l'ancien président Kabila.

"Le peuple doit prendre ses responsabilités"

"Je n'approuve pas ce qui vient de se produire au Mali, mais je dis qu'à un moment donné, le peuple doit prendre ses responsabilités. Moi, j'ai pris les miennes", a déclaré Martin Fayulu, faisant allusion à la neutralisation du président malien Ibrahim Boubacar Keita par l'armée.

"Si rien n'est fait sur la voie des réformes, dans les prochaines semaines, nous élirons tous domicile au palais du Peuple", a-t-il poursuivi, rendant un hommage appuyé au prix Nobel de la paix congolais, le Dr Denis Mukwege, "qui lutte pour l'intégrité du territoire".

À la présidentielle de décembre 2018, Martin Fayulu avait revendiqué la victoire avec plus de 60 % des suffrages. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) puis la Cour constitutionnelle avaient proclamé Félix Tshisekedi vainqueur du scrutin avec 38,5 % des voix et Martin Fayulu deuxième avec 34 %. Ce dernier avait accusé la Céni d'avoir "fabriqué" les résultats et dénoncé un "putsch électoral" orchestré par l'ex-président Joseph Kabila.

Avec AFP

 

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