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En Côte d'Ivoire, deux morts lors de violences interethniques

La candidature à un troisième mandat du président Alassane Ouattara a provoqué des manifestations en Côte d'Ivoire.
La candidature à un troisième mandat du président Alassane Ouattara a provoqué des manifestations en Côte d'Ivoire. © Issouf Sanogo, AFP
3 mn

Les violences interethniques qui se sont déroulées samedi à Divo, à 200 km au nord-ouest d'Abidjan, ont fait au moins deux morts, selon le témoignage de sources concordantes à l'AFP. Des violences qui ont eu lieu le jour de l'investiture du président Alassane Ouattara par son parti comme candidat à un troisième mandat.

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Les violences en marge du processus électoral en Côte d'Ivoire se poursuivent. Au moins deux personnes sont mortes après des violences interethniques samedi à Divo, ville située à 200 km au nord-ouest d'Abidjan, ont indiqué dimanche 23 août à l'AFP des sources concordantes.

"Une personne évacuée au CHR (centre hospitalier régional) a succombé de ses blessures (...) ce (dimanche) matin", a affirmé à l'AFP une source hospitalière, faisant état "de plusieurs blessés graves à la machette". Ce décès a été confirmé par une source administrative locale.

Un adolescent est quant à lui décédé samedi dans l'incendie du maquis-bar le Péage dans le quartier de Konankro, selon plusieurs habitants qui ont assuré à l'AFP avoir vu le corps.

L'annonce, le 6 août, de la candidature d'Alassane Ouattara avait dégénéré en trois jours de violences pour un bilan d'au moins six morts, une centaine de blessés et 1 500 déplacés.

Vendredi et samedi, de nouvelles violences ont éclaté dans plusieurs villes du pays, la veille et le jour de l'investiture du président Ouattara comme candidat de son parti à la présidentielle, lors d'un grand meeting rassemblant plusieurs dizaines de milliers de militants au stade Houphouët-Boigny d'Abidjan.

>> À lire aussi : "Présidentielle en Côte d’Ivoire : un scrutin sous très haute tension"

Des jeunes armés de machettes

À Divo, des affrontements ont eu lieu samedi entre jeunes dida (ethnie locale) et jeunes dioula (ethnie du nord du pays favorable à Alassane Ouattara), selon de nombreux habitants.

"C'était très violent. Les jeunes étaient armés de machettes et de gourdins. Il y a eu beaucoup de blessés. J'ai vu un jeune se faire tabasser. Il a perdu connaissance et a été évacué", a affirmé un témoin sous couvert de l'anonymat.

Une mission comprenant le député Famoussa Coulibaly, le maire et ministre de l'Équipement Amédé Koffi Kouakou, le préfet ainsi que des élus et responsables locaux étaient sur place dimanche, a affirmé à l'AFP le député.

"On fait le tour des communautés. C'est redevenu calme. Il y a beaucoup de forces de l'ordre. Pour le moment, le bilan provisoire est de 21 blessés dont huit graves", a-t-il confié.

Un couvre-feu a été instauré de 19 h à 6 h du matin.

Avec AFP

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