Donald Trump officiellement investi par le Parti républicain pour la présidentielle américaine

Le président Trump arrive à Charlotte pour la convention républicaine, le 24 août 2020.
Le président Trump arrive à Charlotte pour la convention républicaine, le 24 août 2020. © Carlos Barria, Reuters

Le président américain Donald Trump a été officiellement investi, lundi, par le Parti républicain comme candidat à sa réélection lors de la présidentielle du 3 novembre prochain.

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Sans surprise, Donald Trump sera candidat à sa réélection lors de l'élection présidentielle américaine du 3 novembre prochain, après que le Parti républicain l'a officiellement investi, lundi 24 août.

Les quelque 330 délégués du Grand Old Party réunis à Charlotte, en Caroline du Nord, ont désigné le président comme leur candidat, au premier jour de la convention républicaine.

Un par un, les représentants républicains de chacun des 50 États américains ont, en commençant dans l'ordre alphabétique par l'Alabama, annoncé leur soutien au président. Le seuil des 1 276 voix nécessaires pour décrocher la nomination a été franchi peu après midi.

Le seuil des 1 276 voix nécessaires pour décrocher la nomination a été franchi peu après midi.

Les démocrates dans le viseur du président américain

Donald Trump a lancé sa campagne en accusant les démocrates de vouloir "voler" l'élection présidentielle à venir. Largement devancé dans les sondages nationaux, donné battu dans de nombreux États-clés, le président américain a promis, depuis Charlotte, en Caroline du Nord, une nouvelle victoire, après celle, surprise, de 2016. 

Pour galvaniser sa base électorale, il agite depuis plusieurs semaines, sans éléments tangibles à l'appui, le spectre de fraudes liées au vote par correspondance qui occupera une place plus importante cette année en raison du coronavirus.

"La seule façon dont ils peuvent nous priver de la victoire est si l'élection est truquée (...) Ils utilisent le Covid pour voler l'élection", a-t-il lancé lors d'un long discours décousu, au ton volontiers provocateur, au cours duquel il a vanté son bilan.

Soucieux de marquer le contraste avec Joe Biden, qu'il a affublé du surnom moqueur de "Joe l'endormi", Donald Trump a fait le déplacement à Charlotte au premier jour de la convention républicaine. 

"Je me suis senti obligé de venir en Caroline du Nord", a-t-il expliqué. "Nous avons fait cela par respect pour la Caroline du Nord et je pense que vous vous en souviendrez le 3 novembre", a-t-il ajouté, soulignant que son adversaire, lui, ne s'était pas rendu à Milwaukee, dans le Wisconsin.

Cette grand-messe du parti républicain, comme son pendant démocrate qui vient de s'achever, sera, à l'exception de cette première journée, majoritairement virtuelle pour cause de pandémie. 

Donald Trump cible CNN et MSNBC

Dans un tweet envoyé depuis Air Force One, Donald Trump s'était indigné plus tôt dans la journée que CNN et MSNBC ne retransmettent pas en direct ce vote État par État.

"Fake News!", a-t-il lancé. "Voilà contre quoi le parti républicain doit se battre", a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt dans la matinée, le vice-président Mike Pence avait également été re-désigné par son parti comme candidate à la vice-présidence.

"L'Amérique a besoin de quatre ans de plus de Donald Trump à la Maison Blanche", a-t-il lancé lors d'une brève allocution.

"J'ai entendu la semaine dernière que la démocratie était en jeu", a-t-il lancé, en référence à une expression plusieurs fois utilisée par les démocrates lors de leur convention. "Mais nous savons tous que l'économie est en jeu, la loi et l'ordre sont en jeu".

Avec AFP

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