L'Algérie annonce un référendum sur la Constitution le 1er novembre

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors d'une conférence de presse à Alger, le 13 décembre 2019
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors d'une conférence de presse à Alger, le 13 décembre 2019 © Ramzi Boudina / Reuters

Un référendum sur une révision de la Constitution algérienne sera organisé le 1er novembre prochain, a annoncé lundi soir la présidence dans un communiqué. Un vote qui se veut une réponse au Hirak, le mouvement de contestation qui secoue le pays depuis février 2019.

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Le pouvoir algérien a choisi la date symbolique du 1er novembre 2020, qui marque le début de la guerre d'indépendance contre la France, pour organiser un référendum sur une révision de la Constitution algérienne, a annoncé lundi 24 août un communiqué de la présidence.

"Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu ce jour M. Mohamed Chorfi, président de l'Autorité nationale indépendante des élections, qui lui a présenté un exposé sur les préparatifs en cours pour l'organisation des échéances électorales programmées, à commencer par le référendum sur le projet de révision de la Constitution", indique le communiqué. 

"À la lumière des consultations du président de la République avec les parties concernées, il a été décidé de fixer la date du 1er novembre 2020 pour la tenue du référendum sur le projet de révision de la Constitution", précise le texte.

Demandes de réformes politiques

Lors de son investiture, en décembre, le président Tebboune s'était engagé à réviser la loi fondamentale de l'Algérie, modifiée à plusieurs reprises depuis l'indépendance et retaillée sur mesure pour son prédécesseur déchu Abdelaziz Bouteflika.

La nouvelle Constitution donnerait plus de pouvoir au Premier ministre et au Parlement pour gouverner ce pays d'environ 45 millions d'habitants.

Cette initiative est censée répondre, dans le cadre de la "nouvelle République" promue par Abdelmadjid Tebboune, au Hirak, le mouvement de protestation populaire inédit qui exige un changement du "système" politique en place depuis 1962. Les militants du Hirak accusent régulièrement l'armée algérienne de continuer à tirer les ficelles derrière les institutions de façade.

Avec AFP et Reuters

 

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