Dans Beyrouth dévastée, 8 000 tonnes déblayées, soit le poids de la Tour Eiffel

Des militaires français et libanais déblayent les décombres dans le port de Beyrouth, au Liban, le 26 août 2020, plus de trois semaines après la double explosion.
Des militaires français et libanais déblayent les décombres dans le port de Beyrouth, au Liban, le 26 août 2020, plus de trois semaines après la double explosion. © Mohamed Azakir, Reuters

Après la double explosion qui a frappé Beyrouth le 4 août, les militaires libanais et français s'emploient à retirer les débris autour du port, où a eu lieu la catastrophe. Selon un officier français, ils ont déjà déblayé 8 000 tonnes d'acier de ciment.

Publicité

Les militaires français et libanais ont déblayé sur le site de l'énorme explosion au port de Beyrouth une quantité d'acier et de ciment équivalente au poids de la tour Eiffel, a déclaré un officier français mercredi 26 août.

Les efforts se sont récemment concentrés sur le déblaiement des parties du port les plus touchées par l'explosion massive qui a ravagé des quartiers entiers de Beyrouth le 4 août, tuant plus de 180 personnes.

>> À voir aussi : Liban : dans Beyrouth dévastée, des habitants déplorent l'arrivée de promoteurs immobiliers

"Il m'a fallu quatre jours pour déblayer 8 000 tonnes de ciment et d'acier", a déclaré le lieutenant Paulin, un officier français coordonnant les opérations de déblaiement au port.

"8 000 tonnes depuis qu'on est arrivés ici il y a cinq jours, c'est l'équivalent du poids de la tour Eiffel", a ajouté l'officier du 19e régiment du génie.

Après l'explosion, un cratère de 43 mètres de profondeur 

Le Tonnerre, un énorme porte-hélicoptères de l'armée française, était arrivé à Beyrouth dix jours après l'explosion, avec à son bord des tonnes d'aides humanitaire, ainsi que des dizaines d'engins spécialisés pour le déblaiement.

La déflagration, l'une des plus grosses de l'histoire récente, a anéanti des secteurs entiers du port, laissé un cratère de 43 mètres de profondeur désormais recouvert par la mer, et a fait plus de 6 500 blessés à des kilomètres à la ronde.

Le colonel Youssef Haïdar, de l'armée libanaise, a affirmé que le port, par lequel passaient environ 90 % des importations du Liban, opérait désormais à la moitié de sa capacité.

"La semaine dernière, c'était à 30 %, aujourd'hui on parle de 45 %", a-t-il annoncé au cours d'une conférence de presse tenue au port.

L'activité du port reprend doucement 

Trois semaines après l'explosion, dont les autorités libanaises sont rendues responsables par la population en raison de leur négligence, le port demeure un amas de voitures détruites, de conteneurs éventrés et d'entrepôts qui se sont effondrés. Le drame a été provoqué selon les autorités par la présence d'une énorme quantité de nitrate d'ammonium stockée dans un entrepôt.

Les soldats français et libanais s'emploient à extraire et mettre de côté des cartons de marchandises pour que les commerçants et les compagnies d'assurance puissent se rendre au port dans les prochains jours et évaluer les pertes.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine