Israël frappe des positions du Hezbollah au Liban

Photo prise depuis la ville israélienne de Metula, proche de la frontière avec le Liban, où l'on voit flotter au loin un drapeau du Hezbollah planté près d'une route du sud Liban, le 14 juillet 2020.
Photo prise depuis la ville israélienne de Metula, proche de la frontière avec le Liban, où l'on voit flotter au loin un drapeau du Hezbollah planté près d'une route du sud Liban, le 14 juillet 2020. © Jack Guez, AFP

L'armée israélienne a revendiqué, mercredi matin, des tirs et des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah au Liban, le long de la frontière libano-israélienne, en "réponse" à des tirs du mouvement chiite vers ses soldats.

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Escalade à venir ou incident sans lendemain ? L'armée israélienne a revendiqué, le 26 août, des frappes aériennes nocturnes contre des positions du Hezbollah près de la frontière libano-israélienne. Elle dit avoir répondu à des tirs du mouvement chiite vers ses soldats.

"Il y a eu des tirs depuis le Liban vers des soldats israéliens […]. Les soldats ont répliqué à l'aide de fusées éclairantes et de tirs. Puis, au cours de la nuit, des hélicoptères de combat et des avions ont frappé des postes du Hezbollah", a indiqué l'armée israélienne qui n'a pas fait état de victimes dans ses rangs.

Plus tôt dans la nuit, l'armée israélienne avait annoncé un "incident sécuritaire" près du kibboutz de Manara, le long de la "Ligne bleue", frontière de facto séparant ces deux pays théoriquement en guerre. Des sources israéliennes avaient fait état de tirs depuis le Liban vers Israël. L'agence de presse nationale libanaise avait, de son côté, mentionné des lancers de "fusées éclairantes" depuis Israël vers le secteur de Meiss El Jabal, situé face à Manara, ainsi que des tirs israéliens "à l'arme automatique".

L'armée israélienne a dit prendre cet événement "très au sérieux" et affirmé "tenir le gouvernement libanais pour responsable de ce qui se passe sur son territoire".

Multiplication des raids israéliens au Liban 

Ce nouvel incident à la frontière survient alors que le Hezbollah libanais a annoncé ce week-end avoir abattu un drone israélien qui avait franchi la frontière avec le Liban, Israël disant simplement que l'un de ses drones était "tombé en territoire libanais".

Israël accuse notamment l'Iran et son allié le Hezbollah de chercher à transformer au Liban des roquettes en missiles de précision pouvant déjouer le bouclier antimissile israélien "Iron Dome" (Dôme de fer) et ainsi causer des dommages importants aux positions stratégiques israéliennes.

L'État hébreu avait aussi affirmé fin juillet avoir repoussé une tentative d'infiltration de combattants du Hezbollah sur le sol israélien. Le mouvement chiite libanais avait nié toute implication dans l'incident, survenu après des tirs présumés de missiles israéliens sur des positions de l'armée syrienne et de leurs alliés au sud de Damas.

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël a mené de nombreux raids dans ce pays, notamment contre des éléments du Hezbollah libanais et des forces iraniennes qui soutiennent le président syrien Bachar al-Assad contre différentes rebellions.

Critique de la Finul

Quelque 10 500 Casques bleus de la force intérimaire de l'ONU (Finul) surveillent la frontière libano-israélienne et veillent à l'application de la résolution 1 701 du Conseil de sécurité adoptée après la guerre ayant opposé Israël au Hezbollah pour prévenir d'un nouveau conflit.

Or Israël a appelé la semaine dernière, à l'approche du renouvellement du mandat de la Finul, à une réforme de cette mission de l'ONU qu'elle a accusée de "partialité" et "d'inefficacité" car n'ayant, selon l'État hébreu, pas accès à toutes les zones du sud du Liban.

Avec AFP

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