Masques: le président du Medef appelle à laisser de la "souplesse" aux entreprises

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Paris (AFP)

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a appelé mercredi le gouvernement à laisser de la "souplesse" aux entreprises pour organiser le port du masque obligatoire sur les lieux de travail, estimant que l'annonce du gouvernement avait été "un peu brutale".

Le nouveau protocole sanitaire dans les entreprises en cette rentrée et qui doit être annoncé cette semaine, devra laisser "un peu de souplesse aux entreprises", a-t-il affirmé en ouverture de l'Université d'été du Medef, baptisée cette année "Renaissance des entreprises de France", à l'hippodrome de Longchamp dans l'ouest de Paris.

Il a toutefois convenu que "tout est préférable au reconfinement" du point de vue de la relance de l'économie et de la reprise de l'activité des entreprises.

Arrivé sur scène au son du tube "I will survive" de Gloria Gaynor, le patron du Medef a affirmé vouloir transmettre un message "d'optimisme" en cette rentrée marquée par un regain de contaminations sur le front de l'épidémie de Covid-19.

Maintenir cet événement annuel, c'est "envoyer un message à nos salariés et à nos concitoyens: oui le Covid-19 est là, mais on peut, mais on doit se réunir, on doit continuer à consommer, à produire, bref à vivre", a-t-il estimé.

Devant le Premier ministre Jean Castex qui prenait la parole après lui, il a appelé le gouvernement à poursuivre le soutien aux entreprises et aux salariés.

Indiquant qu'il restait encore "2 millions de salariés" au chômage partiel, il a notamment jugé qu"'il faudra être financièrement bienveillant pour eux" dans les mois qui viennent.

Devant un public de chefs d'entreprises réduit pour cause d'épidémie, le patron du Medef a aussi réitéré son appel à rouvrir le débat sur le temps de travail, après avoir déjà suscité un tollé en évoquant ce sujet durant le confinement.

"Je pense qu'il faudra rouvrir le débat" lorsque reprendront les négociations sur la réforme des retraites, c'est-à-dire "pas maintenant", mais "pas non plus en 2022", a-t-il affirmé.

"La richesse d'un pays c'est la quantité de travail par individu multipliée par le nombre de gens qui travaillent. Tout le reste c'est de l'idéologie", a-t-il martelé, estimant que les pays du nord de l'Europe "nous demanderont des comptes sur les réformes".